Le motif éphémère : ornement photographique et architecture au XXe siècle

par Brenda Lynn Edgar

Thèse de doctorat en Histoire de l'art

Sous la direction de Claude Massu.

Soutenue le 23-05-2013

à Paris 1 , dans le cadre de École doctorale Histoire de l'art (Paris) , en partenariat avec Histoire culturelle et sociale de l'art (Paris) (laboratoire) .


  • Résumé

    Cette thèse reconstitue la généalogie d'un genre ornemental méconnu, celui de la photographie décorative. Né avec la photographie au XIXe siècle, au moment même du plus fort débat autour de la question de l'ornement, le photographique devient un véritable paradigme pour la décoration à l'époque contemporaine. De la création de motifs par le biais de la caméra, outil de stylisation moderne par excellence, à l'emploi de l'épreuve comme matière décorative, le photographique constitue un genre d'ornement à part entière, propre au siècle de la machine, de Freud, du capitalisme.Tout au long du XXe siècle, le photographique revêt de sa nouveauté des formes traditionnelles de la décoration murale : papier peint panoramique, fresque murale, vitrail, témoignant de la pérennité de la volonté de dématérialiser l'architecture par l'image. Un phénomène qui atteint son paroxysme dans la façade photographique au tournant du XXIe siècle. En examinant sous l'angle de leur valeur l'ornementale des exemples peu ou pas connus du XXe siècle, le et corpus réunit des photographes comme Laure Albin-Guillot et Thomas Ruff, des architectes comme Le Corbusier, Berthold Lubetkin, Jean Nouvel et Herzog & de Meuron. En plus de situer le photographique dans l'ornementation moderniste, la thèse met aussi au jour la pratique de l'artiste russo-britannique Eugene Mollo dans l'entre-deux-guerres. En filigrane de l'histoire, une production commerciale qui démontre la rémanence du phénomène et souligne l'importance de l'invention technique dans les arts industriels.

  • Titre traduit

    The ephemeral motif : photographic ornament and architecture in the 20th century


  • Résumé

    The thesis reconstructs the history of photographic ornament. Little known in the history of 20th century architecture, photographic ornament appeared in the 19th century, with the advent of photography itself at one of the most critical moments in the history of ornament. Introduced both as a means to create motifs and as a motif in and of itself in the form of prints and transfers, the photographic paradigm became one of the most important for ornament in the contemporary era. The photographic constitutes a nex genre specific to the century of the machine, of Freud and of capitalism.Throughout the 20th century, photography was udes to modernise traditional forms of mural decoration : panoramic wallpapers, murals, frescos and stained glass. It thus reveals the persistence of the will to dissolve architecture with images, a phenomenon whiwh reaches its apogee in the photographic façade at the turn of the 21th century. The thesis examines examples of large format photography from the 20th in terms of their ornamental value, bringing together a divers corpus of photographers, such as Edward Steichen, Laure Albin-Guillot and Thomas Ruff, and architects such as Le Corbusier, Berthold Lubetkin, Jean Nouvel and Herzog & de Meuron. In addition to identifying the photographic as a form of ornament in modernist architecture, the thesis also brings to light previously unknown practices such as that of thr Russian-British artist Eugene Mollo during the interwar period. Throughout this history, a commercial production parallel to artistic creation highlights the persistence of photographic ornament and the importance of technical invention in the industrial arts.

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