La littérature a l'épreuve du réel. Et si ce chemin-là menait quelque part ?

par Louise L. Lambrichs

Thèse de doctorat en Langues et littératures françaises

Sous la direction de Jeanyves Guérin.

Le président du jury était Stéphane Michaud.

Le jury était composé de Jeanyves Guérin, Stéphane Michaud, Catherine Coquio, René Frydman, Marc Gjidara, Gérard Wajcman.


  • Résumé

    A l’intersection de plusieurs champs disciplinaires – littérature, philosophie, histoire, épistémologie médicale, psychanalyse, droit -, ce travail reconstruit le cheminement de l’auteur qui, après de nombreuses publications [romans, essais, articles], expose les expériences, les connaissances et les outils conceptuels qui lui ont permis d’interpréter la répétition génocidaire dans les Balkans et de s’engager dans le débat éthique en médecine. Parvenue dans ses ouvrages précédents à un résultat qu’elle estime à la fois scientifique – d’un point de vue clinique – et éthique, un résultat qui lui permet, à partir de la mise en évidence du mécanisme clinique de la répétition, d’énoncer une loi vérifiable dans les Balkans, elle rend compte de sa démarche pour en venir à interroger le bain de langage actuel et la responsabilité de l’écrivain, mais aussi des historiens et de la critique, face à la spécificité génocidaire qui occupe, ici, la place d’un réel par la plupart impensé. Cette étape d’un travail en cours permet de comprendre que si la littérature permet de révéler ce qu’il en est du réel en tant qu’il est humain, le réel n’est pas synonyme de vérité. En revanche, la mise en évidence d’un mécanisme réel – un mécanisme qu’il faut qualifier ici de psycho-historique ou mémoriel – permet d’approcher avec plus de précision la situation actuelle, de mieux en saisir la logique, et d’envisager de nouvelles stratégies pour tenter de contribuer à construire la paix dans les Balkans, pour les générations futures.

  • Titre traduit

    Literature Put to the Test of the Real


  • Résumé

    At the intersection of several disciplinary fields – literature, philosophy, history, medical epistemology, psychoanalysis, and law – this work reconstructs the winding path of the author who, after numerous publications [novels, essays, articles], here exhibits the experiences, the knowledge and the conceptual tools that have allowed her to interpret the genocidal repetition in the Balkans, and to become engaged in the ethical debate in medicine. Having reached in her previous works a result that she deems both scientific – from a clinical point of view – and ethical, a result that allows her on the basis of the investigation of the clinical mechanism of repetition to voice a law that can be confirmed in the Balkans, she gives an account of her undertaking so as to interrogate the current language being used and the responsibility, not only of the writer, but also of historians and criticism, faced with the genocidal specificity that here occupies the place of a real that for the most part has not been thought through elsewhere. This stage of a work in progress enables one to understand that if literature allows for the uncovering of the real that is in play in so far as it is human, the real is not synonymous with truth. On the other hand, the investigation of a real mechanism – a mechanism that here has to be qualified as psycho-historic or memorial – allows one to approach the current situation with greater precision, to better grasp its logic, and to envisage new strategies to try and contribute to the construction of peace in the Balkans, for future generations.

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