Splendeur du culte et gloire du gouvernement : l'administration des cultes et les vêtements pontificaux pendant la période concordataire

par Maria-Anne Privat-Savigny

Thèse de doctorat en Histoire de l'art

Sous la direction de Jean-Michel Leniaud.

Le jury était composé de Claude Langlois.


  • Résumé

    L’administration des Cultes a entrepris une politique active de financement de pontificaux pour le service des cathédrales et des messes pontificales. L’obtention de ces subventions est soumise à des règles précises définies par divers textes, faisant du pontifical un outil administratif, mais aussi un outil politique, manifestant de manière visible l’harmonie des relations régnant entre l’Église et l’État au sein de la cathédrale. L�����examen de l’évolution des subventions attribuées sous les différents régimes politiques permet de montrer combien le pontifical est un outil d’une politique religieuse globale. L’analyse des devis soumis à l’approbation de l’administration des Cultes permet de définir le type de pontificaux financés sur les fonds publics et leur répartition géographique. Existe-t-il un pontifical spécifique financé par l’administration des Cultes ? L’administration des Cultes n’a pas mené une politique esthétique particulière mais a entretenu des relations ambiguës avec le mouvement archéologique. La commission des arts et édifices religieux avec le R. -P. Arthur Martin joueront toutefois un rôle non négligeable dans l’avènement du style médiéval dans l’art de la chasublerie. L’étude met enfin en évidence la contribution de l’État pour le développement d’un artisanat d’art prestigieux. Les plus grands chasubliers brodeurs de la période concordataire ont bénéficié de l’aide gouvernementale, dont certains gardent une certaine postérité, les Biais, Quinet, Didier-Petit, Lemoine, Cauët-Villet et autres Françoise Tournier

  • Titre traduit

    Religious Grandeur and State Glory. The Ministry of Religious Affairs and pontifical vestments during the Concordat period


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    The Ministry of Religious Affairs adopted a policy of subsidising the purchase of pontificals for cathedral office and papal mass. To obtain these subsidies, precise rules applied as defined in various texts, which turned the pontifical into an administrative, as well as a political tool, a public demonstration of the harmonious relationship between Church and State within the cathedral. An evolutionary study of the way subsidies were allocated under different political regimes reveals how the pontifical became the means to an overall religious policy. An analysis of estimates submitted for approval to the Ministry of Religious Affairs makes it possible to define the type of pontifical purchased with public funds and the geographical distribution. Was there a particular pontifical financed by the ministry of Religious Affairs? The Ministry did not adopt a specific aesthetic policy but did maintain an ambiguous relationship with the archaeological movement. The Religious Art and Buildings Commission with the Reverend Father Arthur Martin were to play a significant role in the advent of the medieval style in the art of chasuble making. The study finally shows the State’s contribution in developing a prestigious form of religious art. The greatest embroiderers and chasuble makers of the Concordat period benefitted from governmental aid, and some have left a posterity, such as the firms of Biais, Quinet, Didier-Petit, Lemoine, Cauët-Villet and Françoise Tournier

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Informations

  • Détails : 7 vol. (499, [ca. 200], [ca. 250], 126, 211, 140 f.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 449-485. Notes bibliogr. Index

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