La poétique de l'écoute dans l'oeuvre d'Italo Calvino

by Luana Minato

Doctoral thesis in Etudes italiennes modernes et contemporaines

Under the supervision of Dominique Budor.

  • Alternative Title

    The poetics of listening in the work of Italo Calvino


  • Abstract

    Reading and writing are the two spaces, the former visual and the latter auditory, representing the co-ordinates on which Italo Calvino constructed his universe of signs: the eye and the ear. They are the two sensory and mental functions permitting the transmission of knowledge, of a message, even in absence of the one “speaking”. We may assume that this is the reason why the writer has given such importance to the pretence of listening, obviously in addition to that attributed to sight. In our analysis of the poetics of listening in the work of Italo Calvino, we have attempted to show what made up the specificity of his ear. Just as for sight, Calvino applied a personal method of understanding to hearing: it is always the subject, the “I”, with all his organs of perception, who allows us to approach the external world and probe our own mind. Thus Calvino constructed a universe of very special sounds, as that sound-universe derived f! rom his personal world, from his personal experience, and above all from his way of relating to the external world: all this is never definitive and is also problematic as well. This is the specific method of one who rejects dogmas and schools, but cannot refrain from probing the real and fictional universe [both the one relating to life and that on the written page], even if at the end of the search, the result is always an empty circle, black space on a page. This also explains the various patterns that the listening function has taken on in the personal and literary journey of Italo Calvino.


  • Abstract

    L’écriture et la lecture sont les deux espaces, visuel le premier et auditif le deuxième, qui représentent les coordonnées sur lesquelles Calvino construit son univers de signes : l’œil et l’oreille. Ce sont les deux fonctions, sensorielles et mentales, qui permettent la transmission d’un savoir, d’un message, même en l’absence de celui qui « parle ». C’est là la raison, pouvons-nous supposer, de l’importance que l’écrivain a accordée à la fonction de l’écoute, outre, évidemment, celle qu’il conférait à la vue. Dans notre analyse de la poétique de l’écoute dans l’œuvre d’Italo Calvino, nous avons essayé de montrer en quoi consiste la particularité de son oreille. Comme pour la vue, Calvino applique pour l’ouïe une méthode personnelle de connaissance : car c’est toujours le sujet, le « moi » avec tous ses organes de perception qui nous permet de nous rapprocher du monde extérieur et de sonder notre esprit. Calvino a dès lors construit un univers de sons très particulier étant donné que cet univers sonore vient de son monde à lui, de sa propre expérience et surtout de sa façon d’entrer en relation avec le monde : or cela n’est jamais définitif, et même toujours problématique. C’est là la manière propre à celui qui refuse les dogmes et les écoles, qui sait bien qu’une seule réponse ou une seule vérité est impossible, mais qui ne peut s’empêcher de continuer à sonder l’univers réel ou fictionnel [celui de la vie comme celui de la page], même si au terme de sa recherche, le résultat est toujours le cercle vide, l’espace blanc de la page. Cela explique aussi les différentes modalités que la fonction de l’écoute a eues dans le parcours personnel et littéraire de Calvino.


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