Travail de mémoire des jeunes générations d'origine vietnamienne : dynamiques familiales, retours au pays et pratiques en ligne
| Auteur / Autrice : | Julien Le Hoangan |
| Direction : | Khoa Lê-Huu |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sociologie |
| Date : | Soutenance le 06/09/2023 |
| Etablissement(s) : | Bourgogne Franche-Comté |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sociétés, Espaces, Pratiques, Temps (Dijon ; Besançon ; 2017-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | établissement de préparation : Université de Franche-Comté (1971-2024) |
| Laboratoire : Laboratoire culture, sport, santé, société (C3S) (Besançon) | |
| Jury : | Président / Présidente : Gilles Ferréol |
| Examinateurs / Examinatrices : Hélène Bertheleu | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Jacques Barou, Joël Candau | |
| DOI : | 10.70675/064e1006za777z41cfzb5edz5967851bbc3e |
Résumé
À partir d'une enquête aux méthodes variées auprès de personnes d'origine vietnamienne nées en France, aux États-Unis et en Tchéquie, cette thèse vise à expliquer les différentes mécaniques par lesquelles sont transmises, interprétées, transformées et utilisées les mémoires familiales. L'analyse du travail de construction d'un récit qui place le sujet dans une lignée, dans sa communauté et dans la société se fait à partir de l'observation des pratiques mises en œuvre par les individus, de la généalogie à l'entretien intergénérationnel et à travers le retour au Vietnam. En complément des recherches menées sur l'identité culturelle hybride des deuxièmes générations et les discours sur l'intégration, la transmission de traumatismes ou le devoir de mémoire, nous avons voulu montrer comment la reconstruction de ces récits demande du temps, une évolution et une autocritique des relations familiales qui est propre à la génération d'hommes et de femmes que l'époque engage différemment. Enfin, la mémoire assoit une nouvelle identité de groupe, (post)diasporique et postcoloniale.