La contribution de la "communauté internationale" à la résolution des conflits intra-étatiques en Afrique : le cas de la République Centrafricaine (RCA) de 1960 à nos jours

par Libère Bararunyeretse

Thèse de doctorat en Science politique

Sous la direction de Brigitte Vassort-Rousset.

Soutenue le 26-10-2021

à Lyon , dans le cadre de École doctorale Sciences sociales (Lyon) , en partenariat avec Université Jean Moulin (Lyon) (établissement opérateur de soutenance) .

Le président du jury était Élise Féron.

Le jury était composé de Élise Féron, Taoufik Bourgou, Didier Péclard, Koussetogue Roger Koudé.

Les rapporteurs étaient Taoufik Bourgou, Didier Péclard.


  • Résumé

    A l’instar des conflits intraétatiques qui relèvent en tant que tels d’une typologie particulière, l’engagement de la « communauté internationale » dans la résolution de ce genre de conflictualité soulève une série de problématiques singulières. Il en est ainsi des résultats plus que mitigés que son action rencontre, en dépit des moyens importants engagés sur le terrain. Dans le cas spécifique de la République centrafricaine qui sert ici de cas d’étude, élucider cette question passe d’abord par remonter aux origines de sa fondation.Création coloniale s’il en est, il apparaît que dès le départ, « ce pays qui n’existait pas » portait en lui les germes de sa propre destruction. L’économie du débat sur cette importante question a eu pour conséquence un départ manqué lors de son entrée dans le monde moderne. Cette situation en a fait un Etat tout à la fois fragile, faible, et défaillant. Comme pour beaucoup d’autres, il ne doit sa survie qu’à l’aide extérieure qui le garde sous perfusion. Les causes de l’échec de « la communauté internationale » dans la résolution des conflits et des crises qui se succèdent depuis l’accession de la RCA à son indépendance sont également à rechercher dans cette problématique de base. A tous les échelons de la société internationale, les différents acteurs, eux-mêmes pris dans leurs propres contradictions principalement liées à leur quête de la puissance et de l’intérêt national, recourent indistinctement à cet effet aux instruments classiques, voire obsolètes, de la médiation et des opérations de maintien de la paix. L’analyse de ces mécanismes aboutit à la conclusion que sans la volonté des Centrafricains eux-mêmes de bâtir leur « vouloir vivre ensemble » sur des fondements solides, toute action extérieure visant à ramener la paix et la sécurité dans leur pays reste soumise à des limites certaines. Dès lors, « la communauté internationale » devrait chercher avant tout à encourager et appuyer les acteurs intérieurs et non à se substituer à eux.

  • Titre traduit

    Participation of the “international community” to intrastate conflict resolution in Africa : the case of the Central African Republic (CAR) since 1960


  • Résumé

    Much like intra-State conflicts, which intrinsically belong to a given typology, the international community’s commitment to resolving this kind of conflict raises its own set of unique issues of concern. This is evidenced by the mixed results achieved thus far, despite the significant contributions and investment dedicated on the ground. In the specific case of the Central African Republic (CAR), which was used as our case study in this analysis, we can only start solving this question by shedding light on the origins of its foundation.A colonial creation, if any, it seems from the onset that « this country that did not exist '' carried within itself the seeds of its own destruction. The scarcity of discourse on this critical issue has led to a false start during the nation’s entry into the modern world. This situation has largely contributed to the nation’s decay into a fragile, weak, and failing state, which, like many others, is largely dependent on foreign assistance for its own survival.The root causes of the « international community »’s failure to solve the successive conflicts and internal crisis in the CAR since its independence should also be sought within this early predicament. At all levels of the international community, the various actors being themselves embroiled in conflicting priorities of power and influence on behalf of national interest, indiscriminately resort to the longstanding yet often outdated tools of mediation and peacekeeping operations.The analysis of these mechanisms leads to the conclusion that without the willingness of Central Africans themselves to build their « desire to live together » on solid grounds, any external action meant to bring peace and security to their country is bound to remain largely limited. Therefore, « the international community » should aim at encouraging and endorsing domestic actors, instead of attempting to replace them.



Le texte intégral de cette thèse sera accessible sur intranet à partir du 31-12-2022

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