Nos in nostra urbe peregrinantis errantisque tamquam hospites tui libri quasi domum deduxerunt : Isidore de Séville et l’héritage de Varron

par Maria Vittoria Martino

Thèse de doctorat en Langues, Littératures et Civilisations

Sous la direction de Jacques Elfassi et de Alessandro Garcea.

Le président du jury était Anne Grondeux.

Le jury était composé de Jacques Elfassi, Alessandro Garcea, Fabio Gasti.

Les rapporteurs étaient Anne Grondeux, Fabio Gasti.


  • Résumé

    Varron et Isidore vivent dans deux cultures tout à fait différentes : Varron, au Ier siècle avant J. C. est un des plus illustres représentants de la latinité classique ; Isidore, au contraire, vit dans le VIIe siècle, presque un siècle après la chute de l’Empire Romain, dans l’Espagne gouvernée par les Wisigoths, dans une culture où le christianisme est la religion dominante. Tous deux vivent dans un temps de passage : Varron est la dernière voix de la République et la première de l’époque impériale, Isidore vit entre la fin de la latinité et le début du Moyen Âge ; le sentiment de la perte les pousse à conserver la culture qui allait vers une irrémédiable disparition. Avec les Antiquitates, les Disciplinae et le De lingua latina Varron assurait le maintien de la culture, de l’histoire et de la langue latine ; l’évêque de Séville conserve la même culture que le Réaltin et crée, avec les Etymologiae, un produit littéraire vraiment actuel, où les travaux de Varron se mêlent dans un nouveau horizon interculturel. Malgré les analogies évidentes et l’indiscutable autorité de Varron pour Isidore (son nom, dans les Etymologiae, revient trente et une fois et il y a d’autres passages où l’évêque rapporte des théories du Réatin sans le citer explicitement), J. Fontaine pense qu’Isidore n’a pas pu lire directement les œuvres de Varron, et après lui personne n’a plus écrit sur cette question. Aujourd’hui il est donc impératif de combler cette lacune. Notre étude se propose de résoudre cette question en cherchant à comprendre si Isidore a pu lire, au moins, une partie de l’œuvre de Varron, et en considérant aussi l’importance des témoins indirects comme Servius, Augustin et Martianus Capella. Pour les spécialistes de Varron, cette recherche est nécessaire parce qu’elle est capable d’éclaircir les vicissitudes de la tradition de ses œuvres ; pour les spécialistes d’Isidore, elle pourra remplir un vide considérable et éclairer aussi l’importance des autres sources.

  • Titre traduit

    Nos in nostra urbe peregrinantis errantisque tamquam hospites tui libri quasi domum deduxerunt : Isidore of Seville and Varron's heritage


  • Résumé

    Varro and Isidore live in two different contexts: Varro, during the first century b.C is one of the most famous writers; Isidore who lives during the VII century a.d., in the Visigoth Spain where the Christianity is the first religion. they both live in a moment of great changes: Varro is the last voice of the Republic and the first of the imperial age. Isidore lives the end of the latin world. With the Antiquitates, Disciplinae and the De lingua latina Varro wants to guarantee the surviving of the latin culture; the bishop of Seville, with his Etymologies, maintain the same culture of Varro. Despite the evidence analogies between Isidore and Varro, J. Fontaine thinks that Isidore couldn't read Varro's work. After Fontaine nobody talked anymore about this question. We want to fill this gap because this research is necessary for those who study Isidore and for those who study Varro and the tradition of his works.


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