Les politiques sociales des entreprises : l’exemple du Sud-Est de la France sous la Troisième République et le régime de Vichy (1870-1944)

par Kevin Machado

Thèse de doctorat en Droit

Sous la direction de Olivier Vernier.

Le président du jury était Stéphanie Blot-Maccagnan.

Le jury était composé de Olivier Vernier, Stéphanie Blot-Maccagnan, Thierry Hamon, Bruno Dumons.

Les rapporteurs étaient Thierry Hamon, Bruno Dumons.


  • Résumé

    Par la seconde révolution industrielle débutée en France à la fin du XIXe siècle, l’industrie lourde et les grandes entreprises prennent un nouvel essor, notamment dans le Sud-Est. Alors que le pays reste encore largement rural, il devient impérieux pour les industriels d’attacher à leurs usines une main-d’œuvre importante. Ces ensembles industriels sont pour la plupart éloignés des grands centres urbains, et une partie du patronat français doit alors organiser et développer des services à l’égard de sa main-d’œuvre afin de la stabiliser dans l’espace de l’usine. Ces derniers, en plus de poursuivre un but philanthropique éventuel, servent surtout à mettre en avant un ensemble de valeurs sociales auxquelles l’ouvrier doit adhérer et à justifier un salaire qui reste généralement bas. Parce qu’elles sont décidées unilatéralement par la direction, la remise en cause de ces règles par le monde ouvrier ou par l’ingérence étatique est généralement perçue par le patronat avec méfiance et rejet. Ainsi, l’essor syndical ouvrier qui s’affirme à la fin du XIXe siècle est unanimement combattu par le patronat qui y voit une remise en question de ses prérogatives, notamment en matière sociale et d’organisation de la production. Par ailleurs, cette volonté d’assoir un pouvoir le plus large possible ne se limite pas aux limites spatiales de l’usine et le patronat développe ainsi un large réseau d’influence auprès de divers partenaires locaux, notamment religieux, afin de parfaire sa volonté hégémonique locale. Le régime de Vichy ne modifie pas en profondeur les relations sociales que l’industriel paternaliste entretient avec sa main-d’œuvre mais supprime tout contre-pouvoir syndical.

  • Titre traduit

    The social policies of the compagnies : the example of the South-East of France under the Third Republic and the Vichy period (1870-1944)


  • Résumé

    With the second industrial revolution which starts in France, late in the nineteenth century, heavy industries and large companies are experiencing a whole new boom, especially in the south east. While the country remains essentially rural, it becomes vital for the industries to provide a large workforce for their factories. Those industries are mostly distant from large urban areas, which explains the need for the french employers to develop new services for their workforces, so they can live by the factories. These services, provided eventually with selfless generosity, serves mainly to put forward social values for the workers to embrace, which results and justify lower salaries. Because they are decided unilaterally by the management, the questioning of these rules by all the workers, or even through the nascent state interference of the Third Republic, is generally perceived by the employers with mistrust and rejection. Then, by the end of the nineteenth century, the trade union forces, which are growing more influent, was unanimously opposed by the employers, regarding social matters and the organization of production. Furthermore, the employers want to increase their influences, and not only through the spatial boundaries of their factories. Therefore, the employer is developing a broad network of influence with various local partners, especially religious, in order to improve his local hegemonic will and his influence, whether in economic or social matters. The Vichy period does not deeply change the social relations that the paternalistic industrialist maintains with his workforce but removes all possible responses from the trade union.


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