Canonicité catholique romaine pour la science et les scientifiques

par Maurice Thierry Manwell

Thèse de doctorat en Sciences juridiques

Sous la direction de Michèle Bégou-Davia.

Le président du jury était François Jankowiak.

Le jury était composé de Michèle Bégou-Davia, François Jankowiak, Alexandre Deroche, Jacqueline Moreau-David.

Les rapporteurs étaient Alexandre Deroche, Jacqueline Moreau-David.


  • Résumé

    De ses antiques origines à son actualité postmoderne du XXIe siècle, le christianisme est traversé par deux phénomènes, en tensions variables et complexes, d’empathie et de vigilance à l’égard de la raison et de la science : ici des vigilances critiques l’emportent sur la considération pour la légitime autonomie de la raison et de la science, là un respect théologal et éthique tend à présider dans l’économie de différentes formes et phases d’estimes critiques pour l’autonomie de la raison et de la science. Sciences affranchies des théologies, sciences excellant en performances du savoir et de techniques, mais sciences modernes et contemporaines non épargnées par les errances du naturalisme, du nominalisme, du scientisme, des positivismes réducteurs, ou de politisations idéologiques.Malgré un conflit, loin d’être résolu, concernant la querelle antimoderniste, les conciles généraux Vatican I (1869-1870 : Constitution Dei Filius, chapitre IV) et Vatican II (1962-1965 : Constitution Gaudium et Spes, 36) font date : l’un rappelle la légitimité des domaines propres à la raison et aux scientificités, l’autre bénéficie de la progression en théologie de l’historicité pour contempler la tradition de l’autonomie des réalités terrestres. Avec quels instruments d’abord canoniques, est conjuguée la mission d’Église de sauvegarde du caractère catholique romain de ses propres universités, par exemple, et sa protection – certes conditionnelle - des cultures, des sciences, des scientifiques ?

  • Titre traduit

    Roman catholic canonicity for science and scientists


  • Résumé

    From its earliest beginnings down to current postmodern XXIst century, Christianity is struck a balance between two phenomena, holding one another in various and complex mounting tensions, of empathy and of awareness towards reason and science. Herein, critical appraisals override the consideration of legitimate autonomy of reason and science, therein, a religious and ethical respect tends to govern various forms and shades of critical esteem, in favour of the autonomy of reason and science. Sciences freed from theologies monopoly, sciences excelling in knowledge and technical performances, but there still remains however, modern and contemporary sciences with misconducts of naturalism, nominalism, narrow positivism or political ideologies.Irrespective of an unresolved conflict, arising from the anti-modernist fights, the Church’s general councils of Vatican I (1869-1870: Constitution Dei Filius, chapter IV) and Vatican II (1962-1965: Constitution Gaudium et spes, 36) made huge steps forward : As the first reminds us of the legitimacy of science and reason in their specific areas of expertise, the second, while taking into account the progress of the theology of history, reflects deeper on the autonomy of worldly realities. With this background, with what canonical tools, could the safeguarding mission of the Roman Catholic character of the Church’s universities, for example, and her protection of cultures, sciences and the world of scientists, - under the conditions - could be guaranteed ?



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