Dignitas et urbanitas : aspects et contraintes des normes sociales de Cicéron à Pline le Jeune, dans les milieux sénatoriaux et équestres, à Rome et en Italie, de la fin de la République au Haut-Empire

par Patrice Avila

Thèse de doctorat en HISTOIRE spécialité Histoire ancienne

Sous la direction de Agnès Bérenger.

Le jury était composé de Valérie Huet, Antoine Perez.

Les rapporteurs étaient Martin Galinier, Antonio Gonzales.


  • Résumé

    Entre la fin de la République et le Haut-Empire, la société romaine amorce, définit et affirme une identité qui deviendra celle de la romanité. Mêlant traditions romaines et ajouts des cultures conquises et rencontrées, notamment la civilisation hellénistique, l’élite de la société romaine, élabore une culture d’élite qui deviendra le marqueur de rang de tout un groupe se reconnaissant par des pratiques culturelles et sociales les identifiant et les différenciant de leurs contemporains. Cette thèse aborde les normes sociales qui régissent la vie quotidienne des élites romaines, notamment l’ordre sénatorial et équestre, et les contraintes auxquelles les individus doivent se soumettre. Organisée autour de trois grands axes que sont les individus, les grands temps-forts de la vie quotidienne et les lieux de vie, cette recherche brosse le portait d’une société héritière d’une lourde tradition réinterprétée et transmise par une élite qui se perçoit comme la garante de la pérennité d’une identité, de vertus et de valeurs romaines. La diversité de cette approche permet de constater la diffusion d’un modèle socioculturel dans l’élite mais aussi dans la société et l’empire. Hommes, femmes, enfants, affranchis, comme esclaves tous concourent à donner une image relevant des normes et des convenances sociales qui régissent la haute société romaine. Tous sont au service de la familia et du maître en particulier. Le but étant de correspondre à un modèle qui fait des gens de l’élite sociale, une élite de la vertu : les boni uiri.

  • Titre traduit

    Dignitas and urbanitas : aspects and restraints about social standards from Cicero to Pliny the Younger, in senatorial and equestrian order, at Rome and in Italy, at the end of the Republic to the High Empire


  • Résumé

    The Roman society, during the end of the Republic and the High Empire, began, defined and affirmed an identity, a concept : the Romanity. This identity combines Roman traditions and additions of cultures like the Hellenistic civilization. In parralel the elite develops a culture that will become the rank marker of a whole group. The members of the high society recognise themselves through cultural and social practices identifying and differentiating them from their contemporaries. This thesis addresses the social norms that govern the daily life of the senatorial and equestrian order, and the restraints to which individuals must submit. It is organized around three major axes : the individuals, the great highlights of daily life and the places of life. This search describes a society heir to a long tradition reinterpreted and transmitted. The tradition, with virtues and values, has become, for the elite, the guarantor of the sustainability of a Roman identity. The diversity of this approach shows the spread of this socio-cultural model in the elite but also in the society and the empire. Men, women, children, freedmen and slaves contribute to giving an image of the social norms that govern Roman society. All are serving the familia and especially the master. The goal, for the elite is to being a social model, a model of virtue : the boni uiri.



Le texte intégral de cette thèse sera accessible sur intranet à partir du 11-12-2022

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