Sur la lyre d'Orphée : influence de la prosodie antique sur l'alexandrin des traités au XIXe siècle

par Jonathan Petitot

Thèse de doctorat en Langue et littérature françaises

Sous la direction de Jean-Christophe Cavallin.

Le président du jury était Vincent Vivès.

Le jury était composé de Alain Vaillant, Philippe Jousset.

Les rapporteurs étaient Corinne Perrin-Saminadayar.


  • Résumé

    Le XIXe siècle a vu se multiplier, en France, les traités de versification. L’ensemble de ces traités enregistre les profondes modifications prosodiques que l’alexandrin classique subit au cours de l’« âge poétique » qu’inaugurent les expérimentations métriques de Chénier et que referme le vers libre des symbolistes. Dans l’ombre des grandes batailles littéraires du siècle, une mêlée de théoriciens obscurs qui se disputent sur l’avenir de l’alexandrin. La dispute oppose les partisans du mètre classique aux champions du rythme moderne. Malgré leur opposition, tous s’accordent sur un point : le renouvellement de l’alexandrin français passe paradoxalement par un retour aux sources de la prosodie antique ; les poètes novateurs abandonnent la « belle prose rimée » de la tradition classique pour tenter de renouer avec la diversité et la richesse rythmique des poètes de l’Antiquité.Cette thèse se veut une étude, non pas des grandes expériences poétiques du siècle, mais des discrètes péripéties d’une querelle théorique aux héros bien moins connus : Antonio Scoppa, Louis-Marie Quicherat, Wilhem Ténint, Théodore de Banville, Louis Becq de Fouquières, Clair Tisseur, Georges Pellissier, etc. Étendard ou épouvantail, le fantôme spéculatif de la prosodie antique plane sur les controverses de ces coupeurs de vers en quatre que surexcitent des questions de quantité vocalique et d’intensité tonique, de césure et d’accent mobile, de mètre régulier et de mesure rythmique, de trimètre, de « vers brisé », de coupes assonancées et de « troisième harmonie ».

  • Titre traduit

    Sur la lyre d'Orphée : influence of ancient prosody on the theoretical alexandrine in the nineteenth century


  • Résumé

    The nineteenth century saw the multiplication of versification treaties in France. All these treatises record the profound prosodic modifications that the classical Alexandrine undergoes during the "poetic age" that Chenier's metrical experiments initiate and that the free verse of the Symbolists closes. In the shadow of the great literary battles of the century, a fray of unknown theoreticians who are fighting over the future of the Alexandrine verse. The argument opposes the supporters of the classical metre to the champions of the modern rhythm. Despite their opposition, everyone agrees : the renewal of the French Alexandrine verse paradoxically goes through a return to the sources of the ancient prosody; innovative poets abandon the "beautiful rhymed prose" of the classical tradition in an attempt to reconnect with the diversity and rhythmic richness of the poets of antiquity. This thesis is a study, not of the great poetic experiences of the century, but of the discreet events of a theoretical quarrel with less well-known heroes: Antonio Scoppa, Louis-Marie Quicherat, Wilhem Ténint, Theodore de Banville, Louis Becq de Fouquieres, Clair Tisseur, Georges Pellissier, and so on. Sometimes as a banner, sometimes as an ideal, sometimes as a bogeyman, the speculative ghost of ancient prosody hangs over the controversies of these poetic hairs splitters, overflowing with vowel quantity and tonic intensity, cesuras and moving accent, regular metre and rhythmic measure, "broken verse", assonanced cuts and "third harmony".


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