La littérature des Coréens du Japon : la construction d’une nouvelle identité littéraire, sa réalisation et sa remise en cause

par Aki Yoshida

Thèse de doctorat en Littératures et civilisations

Sous la direction de Anne Bayard-Sakai.

Soutenue le 16-11-2018

à Sorbonne Paris Cité , dans le cadre de École doctorale Langues, littératures et sociétés du monde (Paris) , en partenariat avec Institut national des langues et civilisations orientales (Paris) (établissement de préparation) , Centre d'études japonaises (Paris) (laboratoire) et de Centre d'Études Japonaises / CEJ EA 1441 (laboratoire) .


  • Résumé

    La littérature des Coréens du Japon ou la littérature des Coréens zainichi (zainichi signifie littéralement « étant au Japon ») obtient une large reconnaissance sur la scène littéraire japonaise à partir de la fin des années 1960, mais l’apparition des premiers écrivains zainichi remonte au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, dans une période marquée par la décolonisation de la Corée et plus tard par la guerre de Corée. Le présent travail consiste à mettre en perspective le processus de construction d’un discours littéraire à caractère identitaire et ce jusqu’à sa mise en question, ainsi qu’à examiner les stratégies esthétiques que mettent en œuvre les écrivains afin de se démarquer de la littérature japonaise. Cette recherche porte principalement sur le travail de trois écrivains majeurs de cette littérature : Kim Tal-su 金達寿(1919-1997), Kim Sŏk-pŏm 金石範(1925-) et Yi Yang-ji李良枝(1955-1992) qui représentent respectivement la période de l’émergence de l’écriture zainichi de 1946 jusqu’au début des années 1950, celle de la reconnaissance d’un statut littéraire spécifique au début des années 1970 et celle du renouvellement tant thématique que narratif des années 1980. Si ces auteurs se distinguent dans leur thématique et dans leur style, ils ont en commun d’inventer une nouvelle écriture dans une situation d’exigence – autrement dit diasporique – où représenter chaque vie et chaque voix singulière peut aussitôt prendre une dimension mémorielle aussi bien que politique. Ainsi, l’évolution de la littérature zainichi est-elle aussi celle de la voix narrative qui se forme et se renouvelle dans cette tension permanente entre le subjectif et le collectif.

  • Titre traduit

    Literature by Koreans of Japan : construction of new literary identity, its realization and reconsideration


  • Résumé

    Zainichi Korean literature (zainichi literally meaning “to be in Japan”) has met widespread recognition on the Japanese literary scene since the late 1960s. But in fact Korean zainichi writers emerged earlier: in the aftermath of WW2, during the decolonization of Korea and the subsequent Korean War. This dissertation focuses on the construction process of a new literary discourse, intricately linked to the question of identity, but also on the criticism it underwent. Furthermore, this work analyzes the aesthetic strategies used by each author to distance theirs works from Japanese literature. This dissertation focuses on the following three authors: Kim Tal-su (1919-1997), Kim Sŏk-pŏm (1925-) and Yi Yang-ji (1955-1992), who respectively represent a period of development of zainichi literature: the emergence of zainichi writers between 1946 to early 1950, the establishment of a new literary category in the early 1970s, and the thematical and narrative renewal in the 1980s.These authors worked on different themes and wrote in distinct styles, and yet their writings were all born within a complex relationship to their community, as a minority and diaspora. As such, they narrate individual histories, which also carry a memorial and political dimension. Thus, the history of zainichi literature is also a history of individual voices, which emerge from and permanently renew the tension between the subjective and the collective.


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