« Diverse escriture d’un mesme nom » : translittérer les écritures orientales en alphabet latin dans la France de l’humanisme

par Antoine Torrens

Thèse de doctorat en Langue française

Sous la direction de Joëlle Ducos.

Soutenue le 05-02-2018

à Sorbonne université , dans le cadre de École doctorale Concepts et langages (Paris) , en partenariat avec Sens, texte, informatique, histoire (Paris) (équipe de recherche) .

Le président du jury était Marc Smith.

Le jury était composé de Gilbert Dahan, Martine Furno, Anne-Pascale Pouey-Mounou, Olivier Soutet.


  • Résumé

    La translittération est la transcription, signe par signe, d’un système d’écriture vers un autre. Relevant à la fois de l’histoire, de la linguistique et de la science des écritures – ou grammatologie –, ce travail vise à dégager les enjeux de la notion récente de translittération, appliquée à une période où elle n’était pas encore formulée ainsi, la Renaissance française. Il délimite les domaines respectifs de la translittération, de la transcription, de la traduction et du saut de code. Cette thèse prend pour point de départ les découvertes récentes sur l’hébreu dans l’humanisme français et met à profit les avancées en archéologie et en sciences cognitives concernant l’histoire de l’alphabet latin et son appréhension par ses utilisateurs. Elle s’appuie sur un corpus d’alphabets, de grammaires et de bibles du XVIe siècle pour mettre en relation les dimensions diachronique et diatopique des systèmes d’écriture. Elle montre que la pratique de la conversion d’écriture s’appuie moins sur les caractéristiques de l’écriture d’origine que sur une extension considérable de l’écriture d’arrivée.

  • Titre traduit

    “Diverse escriture d’un mesme nom” : transliteration of Oriental Scripts into Latin Alphabet in the France of Humanism


  • Résumé

    Transliteration is the transcription sign by sign from a writing system to another. Being a matter of history, linguistics and study of writing systems – or grammatology – this work aims at identifying the issues of the quite recent notion of transliteration, as applied to a period when it was not formulated in this way, the French Renaissance. It delineates the respective fields of transliteration, transcription, translation and code-switching. This thesis takes as a starting point the recent findings on Hebrew in the French humanism and makes use of the advances in archeology and in cognitive science regarding the history of the Latin alphabet and its understanding by its users. It relies on a corpus of alphabets, grammars and bibles of the 16th century to link the diachronic and diatopic dimensions of writing systems. It shows that conversion of scripts as a practice relies less on the specific features of the source script than on a considerable extension of the target script.


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