Les enjeux du renouveau du théâtre espagnol, forces et pouvoirs des synesthésies (1916-1934)

par Inès Guégo Rivalan

Thèse de doctorat en Langues et littératures romanes : spécialité Espagnol

Sous la direction de Zoraida Carandell.

Soutenue le 04-06-2018

à Paris 10 , dans le cadre de École doctorale Lettres, langues, spectacles (Nanterre) , en partenariat avec Études romanes (Nanterre) (laboratoire) .


  • Résumé

    Au tournant du XXème siècle en Espagne, une réaction au naturalisme se fait jour dans un panorama théâtral dégradé. Dans ce contexte de crise des langages artistiques, une série de propositions dramaturgiques voit le jour à partir de 1916. Les œuvres retenues sont envisagées pour en dégager l’énergie plastique dans ses dimensions tant textuelles (littéraire, dramatique et dramaturgique) que scéniques, lorsque les œuvres ont été représentées à l’époque. Phénomène majeur de renouveau du théâtre entre 1916 et 1934, les synesthésies sont étudiées au croisement de l’émergence d’un théâtre du corps (cantonné jusqu’alors aux genres assimilés à la pantomime et à la revue), et de la naissance des grandes compagnies de danse, au moment de l’apogée de l’âge d’argent. Cette délimitation chronologique des textes choisis caractérise un intervalle temporel signifiant au regard de l’histoire culturelle et des problématiques esthétiques. La période correspond à l’arrivée des Ballets Russes à Madrid et s’étend jusqu’à la fondation et la dissolution de la Compañía de Bailes españoles par Encarnación López La Argentinita et F. García Lorca en 1933-1934. La thèse analyse les formes et les implications des synesthésies, procédés d’expression plastiques et rythmiques. Après la mise en évidence d’un contexte scientifique et artistique propice à l’avènement d’un théâtre synesthésique, le travail étudie les réponses apportées par des dramaturges (R. Alberti, M. Aub, J. Bergamín, T. Borrás, F. García Lorca, R. Gómez de la Serna, M. Hernández, G. Martínez Sierra, R. del Valle-Inclán) qui ont tiré parti des synesthésies pour semer dans leurs textes dramatiques les éléments d’une possible rénovation du théâtre espagnol de leur temps.

  • Titre traduit

    Key issues in the revival of Spanish drama, strengths and powers of synaesthesias (1916-1934)


  • Résumé

    A reaction against naturalism developed in Spanish drama at the turn of the 20th century against a backdrop of an impoverished national scene. In a context of crisis in artistic expression and codes, a number of responses came out from 1916 on. This doctoral thesis considers the dramatic works in the corpus to characterize their plastic energy in its various dimensions, textual — literary, dramatic and dramaturgic — as well as scenographic — when the plays were actually staged at the time. A major phenomenon in the revival of Spanish drama between 1916 and 1934, synaesthesias are studied in relation to the emergence of physical theatre and corporeal mime — then mostly confined to genres categorized as pantomime or cabaret — and the birth of major dance companies in the heyday of the Silver Age. The choice of such a chronological span for the texts selected identifies a relevant time frame in matters of cultural history and aesthetics as it coincides with the arrival of the Ballets Russes in Madrid and runs until the foundation and dissolution of the Compañía de Bailes españoles by Encarnación López La Argentinita and Federico García Lorca in 1933-1934. This thesis analyses the forms and significance of synesthesias as artistic and rhythmic modes of expression. After highlighting a scientific and artistic background propitious for the emergence of synesthetic drama, it examines the achievements of playwrights R. Alberti, M. Aub, J. Bergamín, T. Borrás, F. García Lorca, R. Gómez de la Serna, M. Hernández, G. Martínez Sierra and R. del Valle-Inclán who made use of synaesthesias to work in their texts elements that would energize a revival of Spanish drama.

  • Titre traduit

    Los retos de la renovación del teatro español, fuerzas y poderes de las sinestesias (1916-1934)


  • Résumé

    En el periodo de entresiglos (XIX-XX), en un panorama teatral degradado, surge en España una reacción contra el naturalismo. En un contexto de crisis de los lenguajes artísticos, despunta una serie de propuestas dramatúrgicas. Las obras de teatro seleccionadas se examinan intentando extraer de ellas la energía plástica en sus dimensiones tanto textuales como escénicas, en el caso de las obras puestas en escena en la época. Fenómeno mayor de renovación del teatro del primer tercio del siglo XX, las sinestesias se estudian en un conjunto de obras comprendido entre 1916 y 1934, en el cruce de la emergencia de un teatro del cuerpo, confinado hasta entonces a los géneros asimilados a la pantomima y a la revista, y del nacimiento de las grandes compañías de danza, en pleno apogeo de la Edad de Plata. Dicha delimitación cronológica de los textos escogidos caracteriza un intervalo temporal significativo desde el punto de vista de la historia cultural y de las problemáticas estéticas. El periodo coincide con la llegada de los Ballets Rusos a Madrid y se extiende hasta la fundación y disolución de la Compañía de Bailes españoles por Encarnación López La Argentinita y F. García Lorca en 1933-1934. La tesis analiza las formas e implicaciones de las sinestesias, recursos de expresión plásticos y rítmicos. Tras poner de relieve un contexto científico y artístico propicio para la emergencia de un teatro sinestésico, el trabajo consiste en estudiar las respuestas que propusieron los dramaturgos (R. Alberti, M. Aub, J. Bergamín, T. Borrás, F. García Lorca, R. Gómez de la Serna, M. Hernández, G. Martínez Sierra, R. del Valle-Inclán), que sacaron partido de las sinestesias para sembrar en sus textos dramáticos los elementos de una posible renovación del teatro español de su tiempo.

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