Hommes et animaux dans les colonies françaises des petites Antilles du XVIIe siècle à la fin du XIXe siècle : changements, résiliences et adaptations mutuelles

par Noémie Tomadini

Thèse de doctorat en Archéozoologie

Sous la direction de Christine Lefèvre et de Sandrine Grouard.

Le président du jury était Allison Bain.

Le jury était composé de Christine Lefèvre, Sandrine Grouard, Allison Bain, Robert Chenorkian, Dominique Bonnissent, Bernard Grunberg.

Les rapporteurs étaient Robert Chenorkian.


  • Résumé

    Les efforts récents portés sur l’archéologie des périodes historiques dans la Caraïbe permettent de se pencher sur la vie quotidienne des colons européens et des populations serviles dans les Petites Antilles françaises. Les vestiges fauniques apportent un éclairage complémentaire aux données textuelles pour documenter l’adaptation de ces nouveaux arrivants à un environnement insulaire qui leur était inconnu. L’étude archéozoologique a porté sur un ensemble de 27 sites de Guadeloupe, Martinique et Saint-Martin, couvrant la période de la colonisation européenne (première moitié du XVIIe siècle) aux temps qui ont suivi l’abolition de l’esclavage. Treize habitations, douze sites urbains, un atelier production de chaux et une épave de goélette ont livré un corpus de 18 101 restes identifiés, qui témoignent de l’exploitation de 176 espèces de vertébrés et d’invertébrés. Les espèces importées, en particulier le boeuf, les caprinés (mouton et chèvre) et le cochon, indiquent que les colons ont apporté avec eux les pratiques européennes. Néanmoins, la présence de 53 espèces de poissons et de 90 espèces d’invertébrés marins indiquent que les populations coloniales ont rapidement su exploiter la richesse de leur nouvel environnement. La faible présence de la morue dans les assembles a été remarqué, contrastant avec l’importance de ce taxon suggérée par les sources historiques.

  • Titre traduit

    Humans and animals in the French colonies of the Lesser Antilles from the 17th century to the end of the 19th century : changes, resilience and mutual adaptations


  • Résumé

    Recent efforts in the archeology of historical periods in the Caribbean allow investigating the daily life of European settlers and servile populations in the French Lesser Antilles. Faunal remains provide an additional insight to textual data to document the adaptation of these newcomers to an insular environment that was unknown to them. The archaeozoological study focused on a set of 27 sites in Guadeloupe, Martinique and Saint-Martin, covering the period of European colonization (first half of the 17th century) to the times that followed the abolition of slavery. Thirteen habitations, twelve urban sites, a lime production workshop and a schooner wreckage yielded a corpus of 18,101 identified remains, which testify to the exploitation of 176 species of vertebrates and invertebrates. Imported species, especially beef, caprines (sheep and goat) and pig, indicate that settlers brought with them European practices. Nevertheless, the presence of 53 species of fish and 90 species of marine invertebrates indicates that colonial populations have been able to exploit the richness of their new environment. The low presence of cod in the assemblages was noted, contrasting with the importance of this taxon suggested by historical sources.


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