La révolution du capital humain : d'une approche macroéconomique à une théorie microéconomique

par Sylvère Matéos

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de Nicolas Chaigneau.

Soutenue le 14-09-2018

à Lyon , dans le cadre de École doctorale Sciences économiques et gestion (Lyon) , en partenariat avec Triangle, action, discours, pensée politique et économique (Lyon) (équipe de recherche) , Université Lumière (Lyon) (établissement opérateur d'inscriptions) et de Triangle : action- discours- pensée politique et économique / TRIANGLE (laboratoire) .

Le président du jury était Claude Diebolt.

Le jury était composé de Muriel Dal Pont Legrand, Aurélien Eyquem.

Les rapporteurs étaient Annie Louise Cot, Pedro N. Teixeira.


  • Résumé

    L’hypothèse à l’origine de ce travail est que les remises en question récentes du concept de capital humain sont inextricablement liées aux conditions dans lesquelles cette théorie a émergé. En conséquence, remonter aux origines de la révolution du capital humain permet d’apporter un éclairage nouveau sur les problèmes de définition et de mesure que le conceptrencontre aujourd’hui. Dans une perspective d’histoire de la pensée économique, nous nous proposons d’analyser les ondements conceptuels du cadre théorique du capital humain qui a émergé à la fin des années 1950 sous l’impulsion de trois auteurs : Gary Becker, Jacob Mincer et Théodore Schultz. Au début des années 1950, Schultz utilise le concept de capitalhumain pour expliquer le résidu de croissance. Le programme de recherche qu’il lance s’inscrit ainsi dans le corpus des théories de la croissance. Schultz parvient immédiatement à faire la preuve de la pertinence de ce facteur de production oublié. Au même moment, c’est-à-dire au milieu des années 1950, Mincer travaille lui aussi sur le concept de capital humain, mais comme déterminant de la distribution des revenus individuels. Quant à Becker, ce n’est qu’à la fin des années 1950 qu’il s’intéressera au capital humain : il propose d’analyser les choix individuels de formation au moyen de la théorie du choix rationnel et d’étudier le taux de rendement privé de l’investissement dans l’éducation. Le modèle microéconomique élaboré par Becker sera immédiatement utilisé par Mincer et va s’imposer aux dépens de l’approche macroéconomique de Schultz.

  • Titre traduit

    The Human Capital Revolution : From a Macroeconomics Approach to a Microeconomics Theory


  • Résumé

    The hypothesis underlying this work is that the recent criticism faced by human capital concept are inextricably linked to the emerging conditions of the theory. Getting to the roots of the human capital revolution gives a new perspective on both theoretical and measurement issues. Using the history of economic thought perspective, we analyse the conceptual foundations of the human capital theory developed by Gary Becker, Jacob Mincer and Theodore Schultz in the late fifties. In 1950, Schultz used the concept of human capital in order to explain growth residual. His research program is embodied in the corpus ofgrowth theory. Schultz promptly succeeds to show the importance of this forgotten factor. Simultaneously, Mincer works on the same concept considering it as the main determinant of the personal income distribution. Few years later, Becker tried to understand the individual choice of training using the rational choice theory, and study the private rate of return of investment in education. His model, immediately adopted by Mincer, will establish itself as the standard model, vanishing the macroeconomic approach of Schultz.


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