L’emploi des blindés français sur le front occidental d’août 1944 à mai 1945

par Michel Pesqueur

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de François Cochet et de Rémy Porte.

Le président du jury était Julie d' Andurain.

Le jury était composé de François Cochet, Xavier Boniface, Alya Aglan.

Les rapporteurs étaient Xavier Boniface, Alya Aglan.


  • Résumé

    Le but de cette thèse est d’analyser l’emploi des blindés dans globalité et jusqu’aux plus petits échelons (pelotons, équipages) c’est-à-dire à hauteur d’hommes (slogan devenu à la mode depuis). En effet beaucoup d’écrits et d’études précédents restent souvent au niveau tactique voire stratégique. Il s’agit également d’étudier les éventuelles différences entre la théorie doctrinale et son application sur le terrain, voir si l’emploi des blindés variait en fonction des acteurs et si oui pourquoi. Cette étude se veut globale, elle prend en compte, les hommes (donc leur formation, leur origine, leur passé), la doctrine et le matériel car l’emploi au combat est la réunion de tous ces facteurs. Les recherches montrent que les trois GU blindées françaises n’étaient pas employées de la même façon, la raison principale résidant dans les conceptions d’emploi des chefs. Les unités blindées françaises étaient composées d’hommes au passé et au parcours différents. Des Gaullistes historiques au jeune engagé d’aout 1944 en passant par les rappelés de l’armée d’Afrique. Tous se retrouvèrent dans les tourelles avec un même but libérer le pays. Elles-mêmes avaient des origines diverses. Certaines n’avaient cessé de combattre, d’autres étaient restées en Afrique du nord ou en Afrique occidentale jusqu’au débarquement allié de novembre 1942. Mais toutes montrèrent un haut niveau de maîtrise tactique et de professionnalisme Leur équipement et leur organisation étaient homogènes car d’origine américain. Leur concept d’emploi était celui dicté par les FM qu’elles adaptèrent à leur main pour combattre à la Française et parfois marquer leur différence par rapport aux alliés. Une fois engagées, elles tinrent toute leur place aux côtés des unités alliés, prouvant leur valeur et marquant ainsi la renaissance de l’armée française. Cette unicité d’organisation, de doctrine et d’équipement masque cependant des différences dans l’emploi. Elles furent tributaires des grandes unités auxquelles elles étaient rattachées et de leur chef. L’emploi des unités blindées dépendait en grande partie des hommes. Des chefs d’abord dont tous n’avaient pas les mêmes conceptions d’emploi des unités blindées ce qui se traduisit par des frustrations et des conflits en particulier entre les généraux Leclerc et de Lattre. Mais également des équipages qui firent preuve d’un état d’esprit remarquable mais particulier et de beaucoup d’abnégation.

  • Titre traduit

    The use of French armored vehicles on the Western Front from August 1944 to May 1945


  • Résumé

    The aim of this thesis is to analyze the use of armored vehicles globally and up to the smallest levels (platoons, crews), that is to say at the level of men (slogan that has become fashionable ever since). Indeed, many previous writings and studies often remain at the tactical or strategic level. It is also a question of studying the possible differences between the doctrinal theory and its application in the field, to see if the use of armored vehicles varied according to the actors and if so why. This study is intended to be comprehensive, it takes into account, men (thus their training, their origin, their past), doctrine and equipment because employment in combat is the meeting of all these factors. Research shows that the three French armored GUs were not employed in the same way, the main reason residing in the chiefs' conceptions of employment. French armored units were made up of men with different backgrounds and backgrounds. From the historical Gaullists to the young worker of August 1944, passing by the recalled African army. All found themselves in the turrets with the same goal to liberate the country. They themselves had various origins. Some had continued to fight, others had remained in North Africa or West Africa until the Allied landings of November 1942. But all showed a high level of tactical mastery and professionalism. Their equipment and organization were homogeneous because of American origin. Their concept of employment was that dictated by the FM that they adapted to their hand to fight the French and sometimes mark their difference compared to the allies. Once engaged, they held their place alongside the allied units, proving their value and thus marking the rebirth of the French army. This uniqueness of organization, doctrine and equipment, however, masks differences in employment. They were tributaries of the great units to which they were attached and of their leader. The use of armored units depended largely on men. Chiefs first, all of whom did not have the same conceptions of the use of armored units, which resulted in frustrations and conflicts in particular between Generals Leclerc and de Lattre. But also crews who showed a remarkable state of mind but particular and a lot of self-sacrifice.


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