La théorie coordinative de la connaissance et son lien avec les problèmes épistémologiques de la mesure dans les écrits empiristes-logiques de la première moitié du XXe siècle

par Gabriel Giovannetti

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Gabriella Crocco et de Thierry Masson.

Le président du jury était Scott Walter.

Le jury était composé de Georg Schiemer, Nadine de Courtenay, Igor Ly.

Les rapporteurs étaient Flavia Padovani.


  • Résumé

    Ce travail fait l’analyse du concept de « principe de coordination » tel qu’il se développe au sein de la théorie coordinative de la connaissance, et plus particulièrement au sein du mouvement empiriste-logique, à partir de la deuxième décennie du XXème siècle. Ce concept est primordial lorsqu’il s’agit de comprendre la manière dont la définition des concepts de grandeur en physique se construit comme la mise en rapport, la coordination, des variables mathématiques de la théorie avec les opérations de mesure dans le laboratoire. L’enjeu est de montrer qu’un des concepts centraux de l’empirisme au XXème siècle est utilisé initialement, par Schlick et Reichenbach, pour analyser la théorie de la relativité, mais qu’il devient rapidement l’outil d’un programme plus spécifique, entrepris par Carnap et Hempel, de reconstruction logique des théories physiques. Pourtant ce concept, pris au sein de l’épistémologie coordinative, permet un empirisme qui laisse une place au développement historique des concepts de grandeur. Analysé et compris correctement il peut permettre de poser les fondements d’un empirisme historique, au sein duquel les concepts théoriques ne seraient plus reconstruits seulement à partir des mesures empiriques, mais aussi à partir des concepts hérités de théories historiquement antérieures.

  • Titre traduit

    The coordinative theory of knowledge and its relation to the epistemological problems of measurement in the logical-empiricist writings of the first half of the twentieth century


  • Résumé

    This work analyzes the concept of "principle of coordination" as it develops within the coordinative theory of knowledge, and more particularly within the empiricist-logical movement, from the second decade of the twentieth century. This concept is essential to understand the way in which the definition of the concepts of magnitude in physics is constructed as the linking, the coordination, of the mathematical variables of the theory with the measurement operations in the laboratory. The challenge is to show that one of the central concepts of empiricism in the twentieth century is used initially, by Schlick and Reichenbach, to analyze the theory of relativity, but that it quickly becomes the tool of a more specific program, undertaken by Carnap and Hempel, of logical reconstruction of physical theories. Yet this concept, along with other concepts from coordinative epistemology, allows an empiricism that leaves room for the historical development of the concepts of magnitude. Analyzed and understood correctly, it can lay the foundations of a historical empiricism, in which theoretical concepts would no longer be reconstructed only from empirical measurements, but also from concepts inherited from historically antecedent theories.


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