La confection de la constitution tunisienne dans un contexte "post-révolutionnaire", 2011-2014 : construction des nouvelles règles du jeu politique par les "élites" de l'assemblée nationale constituante

par Imen Amandine Hafsaoui

Thèse de doctorat en Science politique

Sous la direction de Mohamed Tozy.

Le président du jury était Dionigi Albera.

Le jury était composé de Dionigi Albera, Jean-Philippe Bras, Mohamed Kerrou, Michel Peraldi, Aude Signoles, Franck Frégosi.

Les rapporteurs étaient Jean-Philippe Bras, Mohamed Kerrou.


  • Résumé

    La Tunisie a longtemps été un laboratoire de recherches pour les sociologues occidentaux sur l'apport des sciences sociales dans un pays du Maghreb. Toutefois ces études sociologiques restent encore centrées sur une période très précise qui dénotait l'existence d'un pouvoir autoritaire et les abus du gouvernement. Le débat occidental s'est alors cristallisé sur la forme du régime et les contestations protestataires en Tunisie. Il a fallu attendre le 13 Janvier 2011 lors du discours au palais de Carthage, pour que la question de la remise en question se pose sans équivoque. Le président Ben Ali avait atteint avec cet ultime affront aux citoyens tunisiens, les limites de son autorité abusive. Au 14 Janvier 2011, la fuite du président déchu Ben Ali a consommé la rupture avec l'ancien régime et a créé ce phénomène que l'on nomme à tort ou à raison la transitologie. Pour la première fois dans le pays, les élections étaient ouvertes à différentes catégories socio-professionnelles, de cultures politiques différentes, à tous les partis hormis le RCD ancien parti du régime, et aux femmes comme aux hommes. Cette initiative a créé un tel engouement, que le jour d’entrée des élus parlementaires au sein du Palais du Bardo, il était nécessaire de déterminer qui étaient ces nouveaux locataires du palais. C’est ainsi que débutent ces travaux de recherche

  • Titre traduit

    The confection of the Tunisian constitution in a "post-revolutionary" context, 2011-2014 : construction of the the political game's new rules by the "elites" of the National constituent assembly


  • Résumé

    Tunisia has been, for a long time, a research laboratory for Western sociologists in terms of the contribution of social sciences in a Maghreb country. However, these sociological studies are still focused on a very precise period which pointed out the existence of an authoritarian power and the abuses of the government. The Western debate then froze on the form of the regime and protests in Tunisia. It was not until January 13, 2011 that the issue of questioning arises unequivocally, during the speech at the palace of Carthage. President Ben Ali had reached the limits of his abusive authority with this ultimate outrage to Tunisian citizens. On January 14, 2011, the flight of the deposed President Ben Ali consumed the break with the old regime and created this phenomenon that is rightly or wrongly called transitology. For the first time in the country, elections were open to different socio-professional categories, from different political cultures, to all parties except the former RCD party of the regime, and to both women and men. This initiative has created such a craze, that the day of entry of elected MPs in the Palace of Bardo, it was necessary to determine who were these new tenants of the palace. This is how this research begins

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