Enquête sur la microphysique du pouvoir à l'école : actualisation, imbrication des rapports de domination et modalités d’une pédagogie émancipatrice

par Joelle Magar-Braeuner

Thèse de doctorat en Études de genre

Sous la direction de Annie Benveniste et de Francine Descarries.

Le président du jury était Pierre Doray.

Le jury était composé de Aurélie Damamme.

Les rapporteurs étaient Nicole Mosconi, Claudie Solar.


  • Résumé

    Cette thèse explore la microphysique du pouvoir à l’oeuvre dans le champ scolaire pour en repérer les mécanismes. Elle s’inscrit dans le domaine de la sociologie des inégalités à l’école ainsi que dans le champ des études féministes, à partir du constat d’une faible production d’études qui permettent d’envisager la dynamique et l’imbrication des rapports sociaux dans l’éducation. La recherche ethnographique, conduite dans quatre établissements scolaires en France et au Québec, permet d’identifier les « mécanismes menus » par lesquels se co-construisent les rapports sociaux de sexe, de classe et de race en mobilisant les outils de l’interactionnisme. Le rapport pédagogique adossé au rapport d’âge, est susceptible à la fois d’amplifier ou transformer la dynamique de ces rapports selon des situations qu’il est toujours nécessaire de contextualiser pour en saisir les variations. La perspective comparative entre les pays, mais aussi entre les établissements scolaires offre cette opportunité. L’apprentissage du conflit dialogique comme condition de la démocratie, couplée à la prise en compte de l’affectivité et des émotions dans la relation éducative participent aux modalités d’une pédagogie émancipatrice dont la conceptualisation est réalisée sur la base de savoirs empiriques acquis en formation des enseignant.e.s.

  • Titre traduit

    Inquiry about microphysics of power at school : actualization, interlocking of domination relationships and modalities of an emancipatory pedagogy


  • Résumé

    Schools, spaces of multiple conflictualities, are fundamental locations of citizenship where domination relationships are created and recreated. This thesis explores the microphysics of power in the school sector in order to recognize its mechanisms. It is affiliated to the field of sociology concerning inequalities in school, but also to the field of feminist studies, given the few studies that enable considering the dynamics and the interweaving of social relations in education. This ethnographic research, led in four educational institutions in France and in Quebec, enables the identification of “Menu mechanisms” through which social relationships to sex, class and race build each other by mobilizing the tools of interactionism. The pedagogical relationship, leaned on the age relationship, is likely to simultaneously amplify or transform the dynamics of these relationships according to situations that always need to be contextualized in order to grasp their variations. The comparative perspective between both countries, but also betweenthe schools offers this opportunity.The learning process of dialogical conflicts as a condition of democracy, interlinked with the awareness of affectivity and emotions in the educational relation contribute to the modalities of an emancipatory pedagogy, whose conceptualization is achieved on the basis of empirical knowledge acquired through teacher's training.


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