Les fêtes nouvelles dans le judaïsme antique depuis l’époque perse achéménide jusqu’à la fin de l’Antiquité

par Maureen Attali

Thèse de doctorat en Histoire des religions et anthropologie religieuse

Sous la direction de Marie-Françoise Baslez.

Soutenue le 11-12-2017

à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Mondes anciens et médiévaux (Paris) , en partenariat avec Orient et Méditerranée (Ivry-sur Seine, Val de Marne) (laboratoire) .

Le président du jury était Katell Berthelot.

Le jury était composé de Daniel Bodi, Emmanuel Friedheim, Martin Goodman, Edith Parmentier-Morin.


  • Résumé

    La thèse a pour objet d’étudier le phénomène de création festive qui traverse les communautés juives de l’Antiquité à partir du VIe siècle av. J.-C. Ces fêtes nouvelles, de par leur typologie, leur théologie, leurs rites et leurs fonctions, s’écartent du modèle biblique tout en le revendiquant. Leur multiplication à l’époque hellénistique, sensible à travers leur mention dans la littérature juive hellénisée, témoigne d’évolutions qui, même si elles peuvent procéder d’une dynamique interne au judaïsme, témoignent d’interactions avec les communautés religieuses du monde grec puis romain. D’essence essentiellement locale, elles constituent un critère de définition identitaire et sont instrumentalisées pour servir des intérêts variés, notamment en termes de légitimation de l’autorité. Leur caractère récent leur confère une souplesse qui permet une actualisation constante de leur signification au gré des conjonctures, que ce soit à l’échelle locale ou au sein de courants transversaux comme le judaïsme rabbinique. Elles fonctionnent donc comme un révélateur du degré d’intégration ou d’exclusion des communautés juives dans leur environnement politique, social, culturel et religieux.

  • Titre traduit

    New festivals in ancient Judaism from the Achaemenid period until the end of Antiquity


  • Résumé

    This dissertation aims at studying festive creativity within ancient Jewish communities from the VIth century B.C. onwards. From a typological, a theological, a liturgical and a functional viewpoint, these new festivals divert from Biblical tradition even though they claim not to. Their increase during the Hellenistic period, a phenomenon made clear in Jewish Literature written in Greek, attest to an evolution which, even though it could, in some cases, proceed from an inherently Jewish dynamic, fall within the category of cultural and religious interactions with other religious communities from the Greek and Roman world. Of an essentially local provenance, they are instrumental to a community’ self-definition and are often used to legitimate their founder or their organizer’s authority. Since they only appeared recently, their meaning can be updated to reflect various situations, either regarding a specific place and time or within such movements as Rabbinic Judaism. New festivals bring light to the place of a Jewish community within its milieu, be it political, social, cultural or religious.


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