Gravure et hybridation : arts et sciences, imagerie médicale et mythes

par Florence Bernard

Thèse de doctorat en Arts plastiques

Sous la direction de Éliane Chiron.

Soutenue le 15-12-2017

à Paris 1 , dans le cadre de École doctorale Arts plastiques, esthétique et sciences de l'art (Paris) , en partenariat avec Institut ACTE (Paris) (équipe de recherche) .

Le président du jury était Benjamin Brou Kouadio.

Le jury était composé de Éliane Chiron, Susanne Müller, Pierre Baqué, Patrick Barrès.

Les rapporteurs étaient Claire Lahuerta.


  • Résumé

    Ancrée dans une pratique personnelle de la gravure s’associant à la photographie, la vidéo et l’installation, cette thèse en arts plastiques explore l’hybridation entre arts et sciences. Elle commence par une recherche des spécificités de la gravure pour construire un point de vue singulier sur les œuvres d’artistes travaillant entre arts et sciences quels que soient leurs médiums. La première partie questionne l’hybridation de la gravure et du numérique comme voie d’accès à la contemporanéité définie par Giorgio Agamben comme «en déphasage» avec son temps. Dans une deuxième partie, l’imagerie médicale et la photographie questionnent l’altérité animale. La recherche se poursuit par l’analyse d’œuvres de Nagi Noda, Wanda Wulz et Xavier Lucchesi qui amènent la question de la référence aux mythes dans le travail personnel. Enfin dans une troisième partie, la recherche théorique et le travail plastique achèvent leur hybridation. Les mythes de Méduse, Orphée ou Épiméthée deviennent le point de départ de créations entre arts et sciences où le processus de la gravure actualise les mythes par l’empreinte qu’elle laisse dans les photographies, les vidéos ou les installations qui mettent en scène des images médicales. Notre thèse est que la gravure constitue, à l’image des archées – organismes récemment découverts par les biologistes – une pratique vivante qui se retrouve là où on ne l’attend pas. L’hybridation dans notre pratique artistique rapproche les archées de l’archè, qui signifie proche de l’origine.

  • Titre traduit

    Engraving and hybridisation : arts and sciences, medical imagery and myths


  • Résumé

    Rooted in my personal practice of engraving combined with photography, video and installation art, this plastic arts thesis explores the hybridisation of arts and science; starting with research into the specificities of engraving to then construct a singular point of view on the works of artists whose practice falls between arts and science, whatever the medium. The first part questions the hybridisation of engraving and digital techniques as an access route to a contemporaneity described by Giogio Agamben as “out of phase” with its time. In the second part, medical imagery and photography question animal alterity. Then the research will be furthered through the analysis of works by Nagi Noda, Wanda Wulz, and Xavier Lucchesi which bring us to the matter of references to myths in personal work. Lastly, in a third part, theoretical research and physical art practice complete their hybridisations. The myths of Medusa, Orpheus and Epimetheus become the starting point of works between art and science where the process of engraving actualises the myths by the imprints it leaves in photographs, videos or installations which show medical imagery. Our thesis is that engraving is, like the archaea – recently discovered microorganisms –, a living practise that can sometimes be found where one least expects it. The hybridisation of our practise bring archaea closer to the arche, and thus closer to the origin.

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