Les savoirs comme construction collective : enquête au lycée général et en première année à l'Université

par Marie David

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Sylvain Maresca et de Philippe Masson.

Soutenue le 09-11-2017

à Nantes , dans le cadre de École doctorale Sociétés, temps, territoires (Angers) , en partenariat avec Université Bretagne Loire (COMUE) et de Centre nantais de sociologie (laboratoire) .

Le président du jury était Christine Musselin.

Le jury était composé de Catherine Agulhon.

Les rapporteurs étaient Stéphane Bonnéry, Mathias Millet.


  • Résumé

    Que sont les savoirs enseignés au lycée et à l’université ? Que nous apprendrait une perspective de sociologie du travail appliquée à ces savoirs ? Plutôt que de suivre les approches didactiques, ou d'accepter d’emblée le discours des disciplines sur le savoir qu'elles produisent, envisageons les savoirs comme le fruit d'un travail, sans respecter les découpages disciplinaires, ou les découpages en niveaux d'enseignement. Regardons le travail des professeurs et celui des élèves, comment ils coopèrent entre eux pour définir ce qui doit être appris. Regardons également le travail des éditeurs de manuels, des inspecteurs, des rédacteurs des programmes scolaires. Les savoirs sont la conséquence de la division du travail entre ces catégories. Par leur travail respectif, celles-ci définissent des conventions dans l'enseignement et l'apprentissage des savoirs : dans les manières de faire cours, de recruter, de rédiger des manuels. Apprendre les savoirs pour les élèves c'est, en fait, apprendre ces conventions. Cette thèse s’appuie sur une enquête de terrain réalisée dans deux lycées et une université. Au lycée, les savoirs enquêtés sont ceux de sciences économiques et sociales et de physique-chimie, et, à l’université, ceux de sociologie, de physique et de chimie. L'objectif est d’élaborer une nouvelle perspective à partir de laquelle nous pourrions analyser tout type de savoir scolaire, à l'école primaire comme dans l'enseignement secondaire ou dans l'enseignement supérieur, non pas comme la simple émanation de savoirs disciplinaires, mais comme le fruit de conventions continuellement négociées par le travail des différentes catégories d'acteurs concernées.

  • Titre traduit

    Knowledge as a collective construction : study in general high school and first year of University


  • Résumé

    What is the knowledge taught in high school and university? What would applying a sociology of workbased perspective to this knowledge teach us? Rather than follow didactic approaches, or accept from the outset disciplines’ discourses about the knowledge they build, let us consider knowledge as the output of labour, without heeding disciplinary or school level partitions. Let us look at the teachers’ and students’ work, their way of cooperating together in order to define what has to be learned. Let us also look at the work of textbooks editors, inspectors, and school programmes developers. Knowledge is the consequence of the division of labour between these categories. Through their respective actions, they define conventions in teaching and learning of knowledge: in the ways to teach a class, to recruit and to write textbooks. For the students, learning knowledge is, actually, learning these conventions. This thesis draws on a field study carried out in two high schools and one university. In the high schools, the investigated knowledge is Economics and Social sciences, and Physics and Chemistry, and, in the university, the investigated knowledge is Sociology, Physics, and Chemistry. The aim is to elaborate a new perspective from which we will be able to analyse all types of school knowledge, at elementary school, at middle, and high school, or in third-level education, not only as a simple outflow of disciplinary knowledge, but as the product of conventions continually negotiated by the efforts of the different categories of involved actors.


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