La "spiritualité", une nouvelle forme rhizomique de religiosité : étude comparative s'appuyant sur des festivals de spiritualité au Japon, en France et aux Pays-Bas

par Tamiyo Shiroya

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Raphaël Liogier.

Le président du jury était Olivier Servais.

Le jury était composé de Dick Houtman.

Les rapporteurs étaient Lionel Obadia.


  • Résumé

    Le déclin voire la disparition de la religion dans les sociétés modernes est abondamment discuté dans le domaine des sciences sociales et particulièrement de la sociologie des religions durant la seconde moitié du XXe siècle.Interrogeant ce point de vue, cette thèse vise à rendre compte d'une nouvelle forme de religiosité, la spiritualité, qui tend à se développer mondialement, surtout dans les sociétés industrielles avancées, depuis la fin du XXe siècle, pénétrant diverses sphères de la vie sociale : les loisirs, la santé, la nutrition, l’éducation, l'économie, la politique, etc.Il s’agit de dresser un état des lieux de ce phénomène, qui se déroule en dehors des cadres religieux institutionnels et principalement via une démarche individuelle, en focalisant sur ses liens avec des facteurs socioculturels et avec les religions traditionnelles dans trois sociétés choisies : japonaise, française et néerlandaise. Au-delà, cette étude s’intéresse aux rapports de cette « religion invisible » avec la société civile, à ses potentialités comme source d’engagements multiples.Cette recherche repose sur le travail de terrain mené au sein de festivals dédiés à la spiritualité, l'une des expressions centrales de ce phénomène, en s’appuyant sur des méthodes qualitatives : l’entretien et l’observation participante sont les principales approches. Ce travail nous amène à constater que la spiritualité, phénomène mondialisé, se nuance et se décline pourtant localement sous l’influence des contextes politiques et sociétaux.

  • Titre traduit

    The "spirituality", a new rhizomic form of religiosity : comparative study based on spirituality festivals in Japan, France, and the Netherlands


  • Résumé

    The decline or even disappearance of religion in modern societies is extensively discussed in the field of social sciences and in particular in the world of sociology of religion during the second half of the 20th century.Questioning this view, this thesis aims to account for a new form of religiosity, spirituality, which tends to develop on a worldwide scale, especially in advanced industrial societies, since the late 20th century, penetrating various spheres of social life: leisure, health, nutrition, education, economy, politics, etc.The goal is to provide an overview of this phenomenon, which has been unfolding outside institutionalized religious frameworks, mainly through an individual approach, focusing on links with socio-cultural factors and with traditional religions in three selected societies: Japanese, French, and Dutch. Furthermore, this study is interested in the relationship of this "invisible religion" with the civil society and in its potentialities as a source of multiple commitments.This research is based on fieldwork conducted in festivals dedicated to spirituality, a central expression of spirituality, which this work attempts to assess through qualitative methods: interviews and participant observation are the main approaches. This research makes us understand that spirituality, although globalized, is nuanced and declined nevertheless locally under the influence of political and societal contexts.

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