Les tombeaux et les épitaphes de Ghazni (Afghanistan) entre le XVe et le XVIIIe siècle

par Martina Massullo

Thèse de doctorat en Mondes arabe, musulman et sémitique

Sous la direction de Frédéric Imbert et de Roberta Giunta.

Le président du jury était Denis Gril.

Le jury était composé de Roberta Giunta, Michele Bernardini.

Les rapporteurs étaient Maria Vittoria Fontana, Eloïse Brac de la Perrière.


  • Résumé

    Les fouilles archéologiques et les prospections conduites à Ghazni ont permis de collecter une grande quantité de documents épigraphiques. Parmi ceux-ci, un corpus inédit d’inscriptions funéraires en langue arabe, gravées sur des tombeaux en marbre, fait l’objet de cette étude qui se base sur un fonds photographique unique, gardé dans les archives de la Mission Archéologique italienne en Afghanistan (1957-1978). Ces tombeaux, datés entre le VIIIe/XVe et le XIIe/XVIIIe siècle, témoignent d’une nouvelle phase d’activité de la ville après la période d’abandon dans laquelle elle fut plongée au VIIe/XIIIe siècle, suite à l’invasion des hordes mongoles. À cette époque, Ghazni perd à jamais son rôle politique et culturel mais la ville continue à jouir d’une réputation de sacralité assurée par la présence de mausolées et de tombeaux vénérables des souverains ghaznévides et des personnages renommés de l’époque qui y furent enterrés. Leurs tombeaux devinrent bientôt des lieux de dévotion populaire et de pèlerinage inscrits dans un circuit dévotionnel d’importance locale. Le prestige historique et religieux de ces monuments est resté intact et s’est renouvelé au fil du temps, les cimetières de la ville ont grandi et se sont multipliés jusqu’à dessiner une nouvelle topographie urbaine. Ces tombeaux et leurs épitaphes permettent de retracer un profil tout-à-fait nouveau de la ville et de ses habitants entre la fin du moyen-âge et l’époque pré-moderne. Il s’agit de monuments authentiques en termes de forme et conception, résultat d’une production qui n’est pas associée à une dynastie ou à une époque particulière, mais qui est fortement enracinée dans la culture locale de la ville

  • Titre traduit

    Tombs and epitaphs from Ghazni (Afghanistan, 15th-18th centuries)


  • Résumé

    Archaeological investigations and surveys in Ghazni - the ancient capital of the Ghaznavids (late 10th-12th c.) - delivered a large amount of epigraphic documents. Among these, an unpublished corpus of funerary inscriptions engraved on marble tombs is the object of this study, mostly based on the photographic archives of the Italian Archaeological Mission in Afghanistan (1957-1978).These lavishly decorated tombs, dating from the 15th century onwards, bear epitaphs carved in cursive script, which display a combined use of Arabic and Persian. They attest of a new phase of activity of the city and shed new light on Ghazni history, after the long period of dump and destruction it suffered in the aftermath of the Mongol invasion (early 13th century), when the city lost its ancient political and cultural hegemony. Nevertheless, Ghazni witnessed a new renaissance as a religious and pilgrimage centre as the high number of mausoleums, holy shrines and tombs prove. These monuments mostly belong to local prominent personalities and often preserved the echo of their prestige for centuries, attracting later burials and becoming part of a local holy itinerary. Extensive cemeteries and burial sites grew up all around the city, redefining the local sacred topography.The tombs and their epitaphs draw a new sketch of the city and its inhabitants between the late Middle Ages and pre-modern times. They maintained a refined level of craftsmanship along the centuries, showing an outstanding artistic longevity and originality which is the result of a production not associated to a particular dynasty or epoch but deeply rooted in Ghazni local culture

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