Family Firms’ organizational identity and non-family employees, a case study

par Julia Vincent-Ponroy

Thèse de doctorat en Sciences de gestion

Sous la direction de Françoise Chevalier.

Le président du jury était Charles-Henri Besseyre des Horts.

Les rapporteurs étaient José Allouche, Marc Bonnet.

  • Titre traduit

    Les employés non familiaux dans l'entreprise familiale : l'identité organisationnelle en question. Une étude de cas.


  • Résumé

    Cette thèse explore l’identité organisationnelle des entreprises familiales à travers le prisme des employés non familiaux. L’identité familiale de ces entreprises constitue pour elles à la fois un atout – « action intangible » difficilement imitable – et en même temps un enjeu, puisque l’imprégnation de la famille et de ses valeurs au sein de l’entreprise pose question à mesure que sa croissance l’amène à intégrer des membres extérieurs. Cet enjeu est d’autant plus sensible que la famille dirigeante cherche souvent à maintenir son influence identitaire sur l’entreprise, leurs histoires et réputations respectives étant intimement liées. Pour autant, peu de travaux ont jusqu’à présent étudié le rôle des employés non-familiaux dans l’identité de ces entreprises. Cette thèse interroge la façon dont les employés non-familiaux contribuent à la perpétuation de l’identité familiale de l’entreprise, à travers l’étude du cas d’une entreprise familiale française. Trois résultats principaux découlent de ce travail. D’abord, l’exploration des perceptions identitaires des employés non-familiaux révèle que la famille est, à leurs yeux, indissociable des éléments caractérisant leur entreprise. Les mécanismes conduisant à ces perceptions sont ensuite examinés : incarnation, rappel, diffusion et adaptation sont identifiés comme « amenant » dans l’entreprise une image spécifique de la famille, de ses valeurs et de son rôle. Ensemble, ils constituent le processus de « familisation » de l’entreprise. Enfin, une typologie est proposée pour classer les employés non familiaux selon leurs motivations et capacité à contribuer à ces mécanismes. Deux catégories d’employés (les adoptés et les convertis) jouent un rôle déterminant dans ces mécanismes. Occupant une place prédominante dans le top management, ils utilisent cette famille comme outil de management ayant une fonction d’exemple incarnant un système de valeurs qu’ils associent à la Famille comme entité générique. Les apports théoriques et pratiques, ainsi que les limites de ces résultats sont discutés en conclusion.


  • Résumé

    This dissertation explores family firms’ organizational identity from a non-family member’s perspective. The family identity of these firms constitutes both an intangible asset, that is difficult to imitate – and a crucial stake as during their growth process, family firms incorporate external members who tend to progressively represent the majority of the payroll. This stake is even more salient as owning families aim at durably influencing their firms’ identity since the family’s and the firm’s history and reputation are interrelated. However, the role of non-family members’ in the family firm’s identity has not been directly investigated by researchers so far. My dissertation aims at filling in this gap, by investigating the way non-family members contribute to enacting the family identity of the firm. The case study I conducted in a French family firm leads me to formulate three main sets of results. First, the exploration of non-family members’ perceptions of the firm reveals that they associate what they consider to be the core attributes of the firm with the owning family. Secondly, I investigate the mechanisms leading to such perceptions and identify that the family’s image and values are “brought” into the organization through four mechanisms – embodiment, reminding, spreading and adaptation – that together constitute the overall process of “familization” of the firm. Lastly, I suggest a typology of non-family members depending on their motives for contributing to “familization” mechanisms. Two categories (the adopted and the converted) play a crucial role in these mechanisms. Moreover, I show that the top management is composed of adopted and converted, who use this specific family of owners as a managerial tool having a role-modeling function. They do it because they perceive this family as embodying an axiology that is symbolized by the Family – as a generic entity –, an axiology that they consider to be valuable in an organizational context. The theoretical and practical contributions of these results are discussed.



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