La participation syndicale à la gestion environnementale des entreprises : entre responsabilité et utopie. Le cas de la CFDT et la CGT (1970--2002)

par Catherine Bonne

Thèse de doctorat en Sciences de gestion

Sous la direction de Jacques Richard.

Soutenue le 08-11-2016

à Paris Sciences et Lettres , dans le cadre de Ecole doctorale de Dauphine (Paris) , en partenariat avec Université Paris-Dauphine (Etablissement de préparation de la thèse) et de Dauphine Recherches en management (Paris) (laboratoire) .

Le président du jury était Bernard Christophe.

Le jury était composé de Bernard Christophe, Roland Perez, Didier Bensadon, Lydia Brovelli, Jean-François Trogrlic.

Les rapporteurs étaient Bernard Christophe, Roland Perez.


  • Résumé

    Cette thèse vise à éclairer à partir d'une étude longitudinale un double paradoxe entre syndicat, gestion et environnement. Nous reconstituons à partir d’archives syndicales le processus qui a permis aux syndicats et plus précisément aux confédérations d’acquérir une légitimité sur les problèmes environnementaux à partir des années 1970. En réponse aux absurdités de la société et du fait de leur responsabilité vis-à-vis des salariés qu'elles défendent, elles mettent en place des politiques syndicales environnementales qui bien qu’irrégulières permettent un appui à l'action des militants pour la préservation des emplois, des conditions de vie des salariés dans l'entreprise (santé, sécurité) et hors de l'entreprise. Leur expertise en partie éclipsée par le jeu des acteurs en force autour d'elles les autorise à être régulièrement force de proposition auprès des décideurs institutionnels notamment pour un cadre juridique propice au dialogue environnemental; elles participent ainsi à la construction du premier rapport de développement durable en 2001. Au-delà de la construction d'une histoire syndicale, cette thèse contribue à la définition du concept de participation à la gestion et à celui de la gestion environnementale (Richard, 2012).

  • Titre traduit

    Union participation in the environmental management of companies : between responsibility and utopia. The CGT and CFDT position (1970 - 2002)


  • Résumé

    This thesis intends to highlight, thanks to a longitudinal study, a double paradox between union, management and environment. The process that has enabled unions and more precisely confederations to gain legitimacy about environmental issues since the 1970's was reconstructed based on trade-union archives. In reply to the absurdities of society and owing to the responsibility for the employees they defend, confederations set up union environmental policies. These policies, despite being irregular, are a support to activist actions to protect jobs, working conditions (health, safety) and personal life conditions of workers. Their expertise, partly outshined by other powerful actors, allows them to often be proactive with institutional decision-makers especially in order to have a legal framework favourable to a dialogue concerning the environment. That's how they participated in the creation of the first sustainable development report in 2001. Beyond the construction of a union history, this thesis contributes to the definition of the concept of participation in management and environmental management (Richard, 2012).


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  • Détails : 1 vol. (504 p.)

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