Anthropologie et Providence dans l'Antiquité tardive : christianisme et philosophie chez Némésius d'Émèse
Auteur / Autrice : | Nicolas Blanc |
Direction : | Marie-Odile Boulnois |
Type : | Thèse de doctorat |
Discipline(s) : | Philosophie, textes et savoirs |
Date : | Soutenance le 10/12/2016 |
Etablissement(s) : | Paris, EPHE |
Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale de l'École pratique des hautes études (Paris) |
Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire d’études sur les Monothéismes (Paris ; 1998-....) |
Jury : | Président / Présidente : Philippe Hoffmann |
Examinateurs / Examinatrices : Marie-Odile Boulnois, Philippe Hoffmann, Serge-Thomas Bonino, Johannes Zachhuber, John Michael Chase | |
Rapporteur / Rapporteuse : Serge-Thomas Bonino, Johannes Zachhuber |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Le De natura hominis de Némésius d’Émèse a surtout été étudié pour ses sources (Galien, Porphyre, Philopator) et pour son anthropologie. Il constitue pourtant l’un des apports les plus importants de la pensée chrétienne antique sur la question du destin, de l’autodétermination et de la providence, auquel ont notamment puisé Maxime le confesseur, Jean Damascène et Thomas d’Aquin. Notre étude a pour but de dégager la position de Némésius et son originalité au sein de la pensée patristique et face aux débats de la philosophie antique sur ces questions majeures. La première partie présente une contextualisation de l’œuvre et un status questionis sur sa datation, son plan, sa nature et ses destinataires, afin d’en dégager l’unité et la cohérence apologétique. La deuxième partie se propose, à travers la traduction commentée des chapitres 1 et 3, de manifester la logique interne du traité en relevant les éléments qui introduisent et préparent le traitement de la providence (place de l’homme au sein de l’univers, union de l’âme et du corps, ses origines et eschatologie). La troisième et dernière partie offre une traduction commentée des chapitres 35 à 43 spécifiquement consacrés au destin, à l’autodétermination et à la providence. De ces analyses, se dégage le profil d’une œuvre apologétique qui se distingue par la qualité de son approche philosophique, par la transcription au moyen de notions techniquement élaborées de l’idée chrétienne de la providence divine et par un intéressant développement sur la permission du mal et son sens dans le plan divin.