L’hybridité marionnettique iranienne

par Yassaman Khajehi

Thèse de doctorat en Art du spectacle

Sous la direction de Christian Biet.

Soutenue le 10-12-2015

à Paris 10 , dans le cadre de École doctorale Lettres, langues, spectacles (Nanterre) , en partenariat avec Histoire des arts et des représentations (Nanterre) (équipe de recherche) .

Le président du jury était Olivier Neveux.

Le jury était composé de Christian Biet, Olivier Neveux, Amos Passing Fergombé, آزاده کیان, Eloi Recoing.

Les rapporteurs étaient Olivier Neveux, Amos Passing Fergombé.


  • Résumé

    La marionnette iranienne, par son fonctionnement, son rôle et son comportement esthétique et sociopolitique sur les scènes théâtrales et à la télévision, est un objet et une sorte de personnage hybride : tout en exhibant la nature hybride de cette forme théâtrale, la démarche marionnettique souligne le « grand » pouvoir de cette « petite » chose mineure et trouve un espace pour jouer avec ce même pouvoir. Ainsi, la marionnette en Iran, depuis au moins dix siècles, participe à un « jeu » au-delà des jeux marionnettiques, tout en résistant aux changements de la société. Elle se renouvelle donc en toute occasion et s’épanouit de nos jours tout en revendiquant à sa guise la liberté de parole et de geste. Pour saisir ce phénomène, cet ouvrage s’attache à suivre les traces de la marionnette dans la société iranienne, à partir du XIe siècle, dans la littérature classique persane au style allégorique et symbolique, puis, à partir du XVIIe siècle, dans les récits de voyageurs occidentaux. Parallèlement aux études historiques, cette thèse donne des informations majeures sur l’identité sociale de la marionnette iranienne et sur les trois techniques traditionnelles du théâtre de marionnettes. A partir du XXe siècle, la transformation, voire la mutation des formes marionnettiques iraniennes, ainsi que leur entrée à l’Université témoignent d’un renouveau à travers lequel certains sujets délicats, voire tabous, peuvent être abordés en détournant la censure.

  • Titre traduit

    Hybridity of Iranian Puppetry


  • Résumé

    Iranian puppetry and the Iranian puppet show, it's operation, it's role and it's sociopolitical nature, on both stage and TV, is a form with a kind of hybrid character. Indeed, this approach emphasizes the power of this “small” scale theatrical art form to tackle “big” subjects, demonstrating it's hybrid nature. Puppetry in Iran, for the last ten centuries, participates in a “game” beyond the traditional marionette show, resisting change in society. However it somehow manages to renew itself on every occasion and flourish in the present, proclaiming the freedom of speech and gesture. The goal of this thesis is to grasp this phenomenon, by following puppetry in Iranian society through the ages. From the eleventh century classical Persian literature, with it's allegorical and symbolic style, onto the seventeenth century with stories of Western travelers and finally the twentieth century, where Iranian marionettes are transformed or mutated into something universal relevant to Iranian society, addressing certain touchy subjects or taboos and managing to circumnavigate censorship rules. Alongside these historical studies, this thesis describes the social identity of Iranian puppetry and the three traditional techniques of puppet theater.



Le texte intégral de cette thèse sera accessible sur intranet à partir du 01-01-2046

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