La démocratie : pouvoir constituant ou auto-institution ?

par Sébastien Chapel

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Jean-François Kervégan.

Soutenue le 05-12-2015

à Paris 1 , dans le cadre de École doctorale Philosophie (Paris) , en partenariat avec Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (équipe de recherche) et de NoSoPhi (Paris) (laboratoire) .

Le président du jury était Judith Revel.

Le jury était composé de Jean-François Kervégan, André Tosel.

Les rapporteurs étaient Sandro Chignola, Raphaël Gély.


  • Résumé

    Comment repenser la démocratie dans sa dimension la plus substantive (au-delà de la forme-Etat) sans retrouver le noyau théologique du concept de représentation politique (repräsentation) et/ou l’impasse du sujet infini («dèmos total»)? Ce travail propose d’apporter un éclairage nouveau à ce problème en mettant en rapport les lectures dellavolpienne et opéraïste de Marx avec la reformulation ontologique du problème politique telle qu’elle se trouve énoncée (partiellement) par Antonio Negri et (de manière bien plus complète) par Cornelius Castoriadis. L’apport majeur de della Volpe et de l’opéraïsme consiste en effet à voir entrevu (quoique séparément, tel fut le signe commun de leur échec respectif) la portée ontologique de la critique marxienne de la dialectique (pour le premier) et (pour le second) la politicité intrinsèque de la loi de la valeur léguée par Marx, double mouvement que Castoriadis réunit pleinement en déterminant les implications politiques issues de la relativisation «linguistique» de l’ontologie unitaire et, plus précisément, la possibilité d’une forme radicalement démocratique de représentation («collectif anonyme»),pensée dans l’élément irréductible de l’imaginaire social (et de la pluralité).

  • Titre traduit

    Democracy : constituent power or auto-institution ?


  • Résumé

    How can one rethink democracy in its most substantive dimension (beyond the form of the State) without finding the theological core of the concept of political representation (repräsentation) and/or the stalemate of the infinite subject? This work intends to bring a new perspective to this problem by considering in relation the dellavolpian and the "operaist" interpretation, with the ontological reformulation of the political problem such as it was formulated (partially) by Antonio Negri and (much more completely) by Cornelius Castoriadis. The major contribution of della Volpe and of "operaism" indeed includes (while separately, as was the common sign of their respective failures) a glimpse of the ontological significance of the Marxian criticism of the dialectic (for the first) and (for the second) the intrinsic "politicality" of the Law of Value bequeathed by Marx, double movements that Castoriadis reunites entirely in determining the political implications arising from the “linguistic” relativisation of the unitary ontology and, more precisely, the possibility of a radically democratic form of representation ("anonymous collective"), considered in the irreducible element of the social imagination (and of plurality).


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