Le golfe de Guinée et la géostratégie africaine post-bipolaire des Etats-Unis (1993-2008)

par Marie-Sylvie Lembe

Thèse de doctorat en Sciences sociales

Sous la direction de David Cumin.

Soutenue le 18-02-2015

à Lyon 3 , dans le cadre de École doctorale de droit (Lyon) .

Le président du jury était Jacques Soppelsa.

Le jury était composé de Jacques Soppelsa, Gérard Dussouy, Jean-Emmanuel Pondi.

Les rapporteurs étaient Jacques Soppelsa, Gérard Dussouy.


  • Résumé

    Le golfe de Guinée constitue le principal enjeu de la géostratégie africaine post-bipolaire des Etats-Unis. Et pour cause, la région possède plusieurs forces profondes. Elles sont perceptibles avec les hydrocarbures liquides, devenus stratégiques pour les chefs d’état-major américains depuis qu’ils sont convoités, depuis 2000, par les Officiels chinois. Il ne s’agit donc pas pour les Etats-Unis d’accéder aux hydrocarbures de la région dans la seule finalité de diversifier leurs sources d’approvisionnement. Il s’agit avant tout de puissance. Pour les Officiels américains, il est vital d’endiguer dès à présent, et comme pour le Communisme hier, l’influence du « péril jaune » dans cette région stratégique. En réalité, l’ambition est, à terme, d’avoir à eux seuls, via leurs compagnies pétrolières, le « contrôle » exclusif du golfe de Guinée, ce qui ajouterait une valeur à leur puissance. Ces calculs répondent ainsi à l’impératif que poursuit leur politique étrangère post-bipolaire en général et post-11septembre 2001 en particulier : à savoir la pérennisation de l’hégémonie américaine par le « contrôle » des espaces-enjeux. L’autre force profonde de la région repose sur l’insécurité de la période allant de 1993 à 2008. Elle est liée à la mauvaise gouvernance de la rente pétrolière et des autres ressources stratégiques de la région. De même, le retard des Etats de la région dans les processus de démocratisation, la piraterie maritime qui sévit sur les côtes ouest africaines, sont autant de menaces et d’incertitudes qui pèsent sur la région. Elles préoccupent les administrations Clinton et Bush car elles sont susceptibles d’hypothéquer les intérêts vitaux des Etats-Unis dans la région.

  • Titre traduit

    The gulf of Guinea and U.S. strategy toward sub-saharan Africa since the end of the Cold War (1993-2008)


  • Résumé

    The gulf of Guinea has being the main concern of the United States foreign policy toward Africa since the end of the Cold War. The reason can be found in the region’s fundamental forces, an instance by no means least being oil. The oil deposits of the gulf of Guinea have become strategic for U.S. Officials since Chinese Officials started coveting them. The access to the oil of the region is not for them mainly a way of diversifying their supply sources, but rather a matter of keeping up their hegemony. Indeed, as the United States did yesterday with Communism, they do today with China containing its influence in this region of greater importance. Their ambition is to gain the exclusive « control » over the gulf of Guinea via their oil companies. This strategy meets their post-Cold War foreign policy, and aims at perpetuating the American hegemony through the control of regions of greater importance. This policy has been re-enforced since September, 11, 2001. Other fundamental forces include bad governance of incomes from strategic resources such as oil. Other uncertainties that weigh on the gulf of Guinea include the sluggishness of the region in setting in place democratic processes, and sea piracy. All of them have worried both Clinton and Bush’s administrations: there are threats to US “vital” interests in the region.

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