Madagascar, un territoire national ?

par Xavier Lejeune

Thèse de doctorat en Géographie

Sous la direction de Denis Retaillé.

Soutenue en 2014

à Rouen .


  • Résumé

    L'entité politique nationale « Madagascar » survit à des crises politiques cycliques. L'appareil étatique, dont le contrôle fait l'objet d'une lutte constante, se délite et est déconsidéré par ses citoyens. L'existence de Madagascar comme territoire national constitue notre champ d'étude. La recherche croise travaux existants et enquête de terrain, considérant Madagascar comme une production sociale. On peut identifier, notamment par un détour sociolinguistique : un rapport particulier à l'espace, des conceptions culturelles particulières, une géographicité, une médiance. Le rapport à l'être et au monde est formulé sans se couper du Monde. Certains lieux, tout particulièrement les tombeaux, sont porteurs de valeurs sociales et spatiales. Ils sont des géosymboles ponctuant l'espace malgache, susceptibles d'être employés dans des usages patrimoniaux. Ces jalons conduisent la réflexion sur les questions identitaires à Madagascar. Nous mettrons en lumière les formulations de nos interlocuteurs et présenterons la complexité d'un territoire national revendiqué comme une île, mais vécu plutôt comme un continent. Ce constat conduit à réfléchir sur la cohabitation à Madagascar. Une géographie historique présente les structures politiques anciennes, pour interpréter les instrumentalisations opérées. Enfin, si cet Etat permet aux Malgaches de prendre place dans le Monde, nous montreront que s'y expriment aussi des forces centrifuges tendancieuses, dans un contexte de décentralisation.


  • Résumé

    Madagascar, understood as a national and political entity seems to recover from a series of cyclic crisis. The organization of the State, object of constant strife, is weakening and it has lost credit in the face of its citizens. This study aims at giving an evaluation of the cohesion of Madagascar as a national territory. To achieve this, new field research has been made to complete and re-asses previous research on Madagascar as a social construction. In a socio-linguistic scope, we have identified : a particular relation to space as well as cultural relations to the territory, geographicity, and a mediance. Relations to the being and to the world are expressed without being disconnected to the World. Some places, particularly tombs, bear social and spacial values. These geographic symbols are landmarks to the Malagasy territory and can be used as patrimonial landmarks. These questions lead to reflect on issues linked to questions of identity in Madagascar, highlighting first, the way people interviewed formulate their relation to their territory and, second, the complexity of a national territory presented as an island but actually lived (seen ?) as a being continent. Incidentally, one can wonder how cohabitation between inhabitants actually takes place in Madagascar. A historical geography of Madagascar presents its former political structures in order to comprehend how they are being used in the political field. Finally, even though the State allows its people to be part of the World, there are centrifugal forces operating with unclear and biased intentions in a context of decentralization.

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  • Détails : 2 vol. (728 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 597-635. Index

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