Ecriture et barbarie postmoderne. Lecture poétique de la disgrâce dans « Disgrace » et « Waiting for the Barbarians » de J.M. Coetzee, « Les Ecailles du ciel » et « L’Aîné des orphelins » de Tierno Monénembo et « L’Aube » et « Le cas Sonderberg » d’Elie Wiesel

par Davy Gildas Mbanda Bakolosso

Thèse de doctorat en Langue et Littérature Françaises

Sous la direction de Papa Samba Diop.

Soutenue le 02-12-2014

à Paris Est , dans le cadre de Ecole doctorale Cultures et Sociétés (Créteil) , en partenariat avec Lettres, Idées, Savoirs (Créteil) (laboratoire) .

Le président du jury était Steeve Robert Renombo.

Les rapporteurs étaient Xavier Garnier.


  • Résumé

    Cette thèse porte sur l’impuissance de l’ambition littéraire à transcrire fidèlement la barbarie absolue. A partir de la poétique de la disgrâce, elle interroge d’abord le rapport entre écriture et expérience extrême puis, met en exergue les stratégies narratives régissant les récits qui tentent une littérarisation d’expériences jugées indicibles. Elle est ensuite une réflexion sur le statut même de la littérature contemporaine. L’analyse poétique conduit à affirmer dans une première partie que les récits de la catastrophe sont construits autour d’un dilemme : l’indicible, fondé sur l’impuissance du langage rationnel à la nommer, et la nécessité malgré tout de dépasser les frontières de « l’impossible à dire ». Et c’est le renversement de l’écriture de la disgrâce en disgrâce de l’écriture comme procédé esthétique qui permet ce dépassement. La deuxième partie permet de constater la récurrence de certains invariants se présentant comme éléments pertinents de littérarité. C’est notamment le cas du recours à la désacralisation de l’écriture. Celle-ci engendre une littérature du vide, de l’incertitude. C’est ensuite la notion de fragmentation du sujet qui place véritablement nos œuvres tantôt dans la littérature postmoderne occidentale ou bien dans littérature de la postcolonie africaine.


  • Résumé

    This thesis deals with the unability of literary ambition to faithfully transcribe absolute barbarism. Using the poetics of disgrace, it questions the relationship between writing and extreme experience on the one hand, and brings out the narrative strategies governing the stories attempting a novelization of experiences judged unspeakable on the other. It is then a reflection on the very status of contemporary literature.The poetic analysis leads us to affirm in a first part that tales of catastrophe are built on a dilemma: the unspeakable; based on the powerlessness of rational language to name it and the necessity, despite it all, to transcend the frontiers of the “impossible to say”. And it is the reversal of the writing of disgrace into the disgrace of writing as an aesthetical means which allows this transcendence. The second part allows us to see the recurrence of some invariants presenting themselves as pertinent elements of writing. This engenders a literature of the void, of uncertainty. It is then the notion of the subject’s fragmentation which truly places our works either in western postmodern literature or in African postcolonial literature.

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