L'enluminure dans l'empire Īl-khānide
Auteur / Autrice : | Frantz Chaigne |
Direction : | Jean-Pierre Van Staëvel, Marianne Barrucand |
Type : | Thèse de doctorat |
Discipline(s) : | Histoire de l'art |
Date : | Soutenance le 16/12/2014 |
Etablissement(s) : | Paris 4 |
Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Histoire de l’art et archéologie (Paris ; 1992-....) |
Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Orient et Méditerranée (Ivry-sur-Seine, Val de Marne ; 2006-....) |
Jury : | Président / Présidente : Yves Porter |
Examinateurs / Examinatrices : Finbarr Barry Flood, Francis Richard, Eloïse Brac de la Perrière |
Mots clés
Résumé
Le présent travail porte sur le décor enluminé des manuscrits produits en Iran et en Iraq sous domination mongole (1258 – c. 1350). Cette étude n’a pas seulement pour but de se pencher sur les structures scandant le manuscrit et sur leurs modes de remplissage, mais elle s’ouvre aussi sur les échanges culturels et artistiques dont ce décor est parfoisemblématique. La méthodologie retenue s’articule autour de deux axes principaux : la première fait appel à une « approche déconstructive » qui consiste en une suite de focalisations permettant de passer du macroscopique au microscopique. Il s’agit en fait d’appréhender dans un premier temps la notion de programme enluminé, puis d’examiner leurs éléments constitutifs comme les frontispices ou les shamsa et de procéder ensuite à l’examen de leurs modes de remplissage. Le deuxième axe de cette recherche met l’accent sur la complexité des transferts entre des sphères aussi diverses que la Chine, le Tibet, l’Inde, l’Iran et les chrétientés durant la période de règne des Īlkhānides. Le rôles de la circulation des marchandises et des cadeaux diplomatiques sont particulièrement examinés. Signalons, parmi les conclusions, les (ré-) attributions de manuscrits ainsi qu’une discussion sur la pertinence de l’appellation d’ « Islamic Chinoiserie » passée dans la littérature.