Le dernier des lieux, le dernier des hommes ou les représentations de la "maltesia" et de l'Alentejo dans l'oeuvre de Manuel da Fonseca

par Maria da Glória Alhinho dos Santos

Thèse de doctorat en Etudes ibériques et ibéro-américaines

Sous la direction de Ana Maria Binet.

Soutenue le 30-01-2014

à Bordeaux 3 , dans le cadre de École doctorale Montaigne-Humanités (Pessac, Gironde) , en partenariat avec AMERIBER-Amérique latine, Pays ibériques (Pessac, Gironde) (laboratoire) .

Le président du jury était Vítor Viçoso.

Le jury était composé de Ana Maria Binet, Helena Carvalhão Buescu, Marie-Noelle Ciccia.

Les rapporteurs étaient Helena Carvalhão Buescu, Marie-Noelle Ciccia.


  • Résumé

    Cette étude propose une lecture historique et littéraire sur l’Alentejo, la plus vaste province du Portugal, à partir d’un vagabond qui l’a réellement arpentée et d’une forme de vagabondage qui a aidé à forger une image de l’homme de cette région au caractère indomptable et sauvage. Les vastes terres de l’Alentejo aux larges horizons et aux distances illimitées auront un impact sur l’imaginaire autour de l’Alentejo et sur sa représentation au niveau littéraire. Une partie de l’œuvre littéraire de Manuel da Fonseca est attachée à cette région et noue avec elle des liens étroits qui ont produit un univers riche de significations sur les relations sensibles de l’homme à l’espace. Ainsi, la relation indissociable de l’homme de l’Alentejo à sa région y est représentée et est étroitement liée à celle de Manuel da Fonseca avec cette région. La représentation de la vie à partir d’un rapport intime, familier et d’un certain engagement humain envers cette province, a produit un univers littéraire singulier. Une errance, au départ, attachée à la figure du vagabond, le "maltês", et à cette forme de vagabondage, la "maltesia", vient alors se dessiner dans l’espace littéraire montrant que les frontières entre les différents textes, entre les différents personnages et entre les différents sujets de l’énonciation sont fluides et perméables. Les sens de "maltesia" et de "maltês" s’approfondissent, alors, montrant un espace humain dans lequel viennent s’inscrire l’énigme de la vie et de la création littéraire.

  • Titre traduit

    The last of places, the last of men or the representations of maltesia and Alentejo in Manuel da Fonseca’s work


  • Résumé

    This study proposes a reading of Alentejo’s imaginary, the largest province of Portugal, from a vagabond's point of view who actually drifted this region, in a form of vagrancy, which helped to forge the image of a man with a wild and untameable nature. The vast lands of Alentejo with wide horizons and distances have an immeasurable impact on Alentejo’s imaginary and its representation in literature. Part of Manuel da Fonseca’s literary work is closely attached to this region producing a rich universe of meanings on sensitive relationships of man and space. Thus, the inseparable relationship between the man from Alentejo and his region is represented all over his work and bonds to Manuel da Fonseca's own relationship to that region. A representation of life, through a familiar and intimate story, together with a political humanised commitment towards that province, creates a singular literary universe. A drift, initially attached to the wanderer’s figure - the maltês - and its form of vagrancy – maltesia, comes to draw itself in the literary space showing that the boundaries between the different texts and characters can be fluid and permeable. The sense of maltesia and maltês gently deepens, showing a human space which becomes inscribed with the riddle of life and literary creation.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse\u00a0?

  • Bibliothèque : Université Bordeaux Montaigne. Service Commun de la Documentation. Bibliothèque électronique.
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.