Economie végétale et pratiques agricoles au Bronze final et au premier âge du Fer, de la côte de l'Île-de-France à la côte de Champagne

par Françoise Ferrage

Thèse de doctorat en Archéologie environnementale

Sous la direction de Stéphanie Thiébault.

Soutenue le 01-07-2013

à Paris 1 , dans le cadre de École doctorale Archéologie (Paris) , en partenariat avec Archéologies et sciences de l'Antiquité (Nanterre) (laboratoire) et de École doctorale Archéologie (Paris) (équipe de recherche) .

Le président du jury était Patrice Brun.

Le jury était composé de Stéphanie Thiébault, Laurent Bouby, Laurent Carozza, Véronique Matterne.

Les rapporteurs étaient Anne Lehoërff, Margareta Tengberg.


  • Résumé

    Les âges du Bronze final et du premier Fer constituent, pour la Champagne, une phase d'expansion des installations humaines. C'est également au Bronze final que se généralise, à l'échelle européenne, l'adoption de nouvelles plantes cultivées, les millets, l'épeautre, l'ers, la féverole et la caméline. L'étude carpologique de 21 sites localisés dans la Plaine de Troyes, le Pays remois et la Bassée, livre des informations sur l'agriculture qui accompagne cette expansion, et sur la façon dont elle intègre les changements observés à l'échelle européenne. Dès le début du Bronze final, une agriculture diversifiée est en place. Elle inclue les nouvelles plantes, qui prennent une part importante aux productions régionales basées sur l'orge vêtue, le millet commun, et les blés vêtus, dont l'épeautre et le «new» glume wheat, blé jusqu'alors inconnu en France. La lentille, l'ers et la caméline jouent un rôle notable, complémentaire à celui des céréales. L'agriculture est stable pendant les 9 siècles étudiés. Les parcelles sont cultivées de manière permanente et plutôt intensive, sans baisse de la fertilité des sols. Une expansion des espaces pâturés est probable au cours du premier âge du Fer, peut-être sous forme de jachères. Les systèmes de culture semblent capables de répondre aux besoins de subsistance et de se perpétuer. Des pratiques sociales de repas collectifs sont attestées. Les différences qui existent entre les productions végétales, selon les secteurs géographiques, peuvent être liées aux contraintes du milieu, ou à certaines affinités culturelles.

  • Titre traduit

    Vegetal economy and agricultural practices during late Bronze age and early Iron age, between Île-de-France cuesta and Champagne cuesta


  • Résumé

    Late Bronze Age and Early Iron Age are for the Champagne area an expansion phase of human facilities. It is also during Late Bronze age that generalizes, at European level, adoption of new crops, millets, spelt, bitter vetch, field bean and gold of pleasure.The archaeobotanical study of 21 sites located in the plain of Troyes, the area of Reims and the Upper Seine Valley provides information on agriculture, which accompanies this expansion, and how it incorporates the changes observed in Europe. From the beginning of Late Bronze Age, diversified agriculture is in place. It includes the new plants, which take an important part in regional productions based on hulled barley, broomcorn millet, hulled wheats, including spelt and the "new" glume wheat, previously unknown in France. Lens, bitter vetch and go Id of pleasure play a significant role, complementary to that of cereals. Agriculture is stable during the 9 centuries investigated. Plots are cultivated permanently and rather intensively, without loss of soil fertility. An expansion of pasture areas is likely during early Iron Age, perhaps as fallows. Ability to produce surpluses seems low, but production systems are able to meet subsistence needs, and perpetuate. Mobilizing surplus in social practices of collective feasting is also likely. Crops show differences between geographical areas, in part related to the characteristics of the environment, but perhaps also due to some cultural affinities.


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