Les prévôtés, de « la drôle de guerre » à « l'étrange défaite » (1939-1940). Personnels, missions, représentations

par Aziz Sait

Thèse de doctorat en Histoire contemporaine

Sous la direction de Jean-Noël Luc.

Soutenue le 29-06-2012

à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Histoire moderne et contemporaine (Paris) , en partenariat avec Centre Roland Mousnier (Paris) (laboratoire) .

Le président du jury était François Cochet.

Le jury était composé de Jean-Noël Luc, Georges Philippot, Philippe Nivet, Rémy Porte.


  • Résumé

    Dès le déclenchement de la mobilisation générale, le 2 septembre 1939, des centaines de détachements prévôtaux sont affectés aux unités françaises et aux armées alliées. Ils sont chargés, pendant les dix mois de la campagne de 1939-1940, du maintien de l’ordre sur les deux fronts métropolitains de la zone des armées : le Nord-Est et le front des Alpes. Incluse dans le système de contrainte qui pèse sur les cinq millions de mobilisés français, la gendarmerie prévôtale est appelée à remplir plusieurs missions. Elle traque les réfractaires à la mobilisation en lutant contre la désertion, les absences illégales et les violences des militaires. Elle assure également la gestion des prisons militaires tout en effectuant les transfèrements de détenus. Comme auxiliaire du commandement militaire, la prévôté veille à l’application des mesures organisant la nation en temps de guerre. Elle régule et discipline ainsi la circulation des militaires, surveille et restreint celle des civils afin de permettre la fluidité sur les routes empruntées par les troupes. La crainte d’une action subversive aux armées, amène aussi les prévôtés à prévenir et à contrecarrer les menées défaitistes. Le déclenchement des opérations actives, le 10 mai 1940, met la gendarmerie prévôtale à l’épreuve de la guerre de mouvement. Après le choc des Ardennes et la déroute des armées du Nord, elle se réorganise pour répondre aux tâches les plus urgentes : aiguiller la retraite des troupes, enrayer la panique et lutter contre les pillage. L’objectif est double : remplir une mission « ingrate » et mettre fin à la « légende noire » des prévôtés, héritée de la Première Guerre mondiale.

  • Titre traduit

    Provost gendarmerie, from “phoney war” to “strange defeat” (1939-1940)


  • Résumé

    From the launching of general mobilization, on september 2nd 1939, hundreds of provost detachments are appointed to french units and to allied armies. They are loaded, during the ten months of the campaign of 1939-1940, the maintaining of order in the two fronts of the zone of armies: the North-East and the Alps. Included in the system of constraint which weighs on the five millions French mobilized, the provost gendarmerie is called to complete several missions. It tracks down recalcitrant to the mobilization and it struggles against desertion, irregular absences and soldiers violence. She also assures the management of the military prisons and prisoners' transferences. As assistant helper of the military command, the provost gendarmerie watches in the application of measurements organizing the nation in times of war. It regulates and disciplines the circulation of the soldiers, watches and restrains that of the civilians to allow fluidity on roads borrowed by troops. The fear of a subversive action in armies, also leads provost gendarmerie to warn and to prevent led defeatists. The launching of active operations, on may 10th, 1940, puts the provost gendarmerie in the test of the war of movement. After the shock of Ardennes and the crushing defeat of the armies of the North, it reorganizes itself to answer the most urgent tasks: direct the retirement of troops, check panic and struggle against depredation. Objective is double: commit a "ungrateful" mission and put an end to the «black legend » of the provost gendarmes, inherited from the First World war.


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