Les artistes américains à Paris de 1945 à la fin des années soixante

par Elisa Capdevila

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Jean-François Sirinelli.

Soutenue en 2012

à Paris, Institut d'études politiques .


  • Résumé

    Cette étude s'intéresse à la persistance d'un mythe américain de Paris de 1945 aux années 1960. Les années d'après-guerre voient l'arrivée de nombreux artistes américains dans le cadre du GI Bill. Un petit groupe s'installe de façon durable à Paris, participant activement aux échanges transatlantiques. Au tournant des années 1950-1960, on observe l'arrivée de nouvelles avant-gardes et d'une jeune génération dont les pratiques sont davantage tournées vers des modes collectifs de production. Cette thèse s'ouvre par une étude de cette communauté américaine de Paris. Est ensuite examiné le rôle de ces artistes dans la diffusion de l'art américain en Europe durant la Guerre froide. Dans les années 1950, les abstraits américains de Paris profitent d'une situation de relativement faible circulation artistique de l'art américain. Ils sont reçus comme les « passeurs » de l'expressionnisme abstrait et guident les Européens dans leur découverte de l'Amérique. Conforme à certaines attentes, leur production encourage une réception tronquée de l'abstraction américaine dont l'agressivité est écartée en faveur d'une peinture plus lyrique. Dans les années 1960, la capitale française accueille les membres d'avant-gardes plus marginales aux Etats-Unis – nouvelle figuration et happenings. Ils contribuent à donner une image complexe de l'art américain tout en confortant, par leur aspect contestataire, certaines critiques à l'égard du modèle américain. La première moitié des années 1960 apparaît par bien des aspecst comme un moment court de collaborations transnationales en rupture avec les rivalités de la décennie précédente et une conception à la fois nationale et universaliste de l'art.

  • Titre traduit

    American artists in Paris from 1945 to the late 1960s


  • Résumé

    The American myth of Paris, its evolution and decline from 1945 to the late 1960s, is at the core of this study. The GI Bill encouraged many young American artists to come to study in Paris after war. A small group settled in the city, actively taking part in transatlantic exchanges throughout the 1950s. In the late 1950s, a younger generation of artists and members of new avant-gardes arrived in Paris, turning to more collaborative forms of art production. The first part of this thesis deals with the collective life of American artists in Paris. The second part examines the role these expatriate artists played in the promotion of American art in Europe during the Cold War. In the 1950s, American abstract painters in Paris benefited from the sparse exchanges and slow arrival of American art in Europe. They were easily considered as the ambassadors of the new American painting by Europeans eagerly waiting for shows of abstract expressionism. Their artworks met European expectations but also encouraged a partial acceptance of American abstraction, whose violent dimension was rejected in favor of more lyrical forms of abstraction. The American artists who arrived in Paris in the 1960s represented new avant-gardes that were still marginal in the United States – from Chicago new figuration to happenings. They gave a more diverse and complex image of what American art was. Their work was also appreciated in Parisian circles for its radicalism and criticism of the American model.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (693 p.)
  • Annexes : Sources et bibliogr. p. 611-639

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