Thèse soutenue

Analyse des tremblements de terre inhabituels et de la sismicité des trémors dans la région du point triple de Mendocino et Parkfield, Californie

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Auteur / Autrice : Aurélie Guilhem Trilla
Direction : Jean-Paul MontagnerDouglas S. Dreger
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Géophysique
Date : Soutenance en 2012
Etablissement(s) : Institut de physique du globe (Paris ; 1921-....) en cotutelle avec University of California (Berkeley, Calif.)

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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La détection et l’analyse des évènements sismiques dits inhabituels tels que les séismes lents de la région du point triple de Mendocino ainsi que les trémors non volcaniques et les multiplets près de Parkfield – Cholame, peuvent permettre d’obtenir une image plus précise et une meilleure compréhension de la rhéologie des failles, de leur mécanismes, et plus généralement de la tectonique active de Californie. La modélisation de séismes lents pour lesquels les magnitudes (Mw et ML) à hautes et basses fréquences différent, indique que cette différence provient de la source sismique plutôt que de la propagation des ondes dans un milieu fortement atténué. Cependant, le nombre restreint de ces évènements limite leur étude ainsi qu’à une plus grande échelle, une interprétation précise des processus complexes ayant lieu dans cette région de Mendocino. Nous proposons une nouvelle procédure qui utilise un scanning continu des formes d’ondes filtrées à longues périodes et des inversions de tenseurs des moments pour la détection automatique et la caractérisation des séismes réguliers et inhabituels qui ont lieu dans la région, et ayant des magnitudes plus grandes que 3,5. Une approche similaire est proposée pour la détection rapide de forts tremblements de terre le long de la zone de subduction des Cascades et au Japon. Celle-ci prend en compte des fonctions de Green combinées pour une interprétation proche de ruptures finies dans une technique d’inversion de point source. De plus, cette méthode peut être potentiellement incluse dans de futurs systèmes d’alerte aux séismes et aux tsunamis. Les trémors non volcaniques d’un autre coté, près de Parkfield, donnent des informations sur les variations du champ de contraintes dans les zones de failles à grande profondeur et par conséquence donnent des indications sur un possible chargement des contraintes le long de la faille de San Andréas à proximité de la zone de rupture du séisme de Fort Tejon qui a eu lieu en 1857. Les trémors sont en effet modulés par de faibles variations des contraintes (de l’ordre du kPa), transmises par des séismes locaux, régionaux, et/ou télésismiques. Comprendre et quantifier l’activité des trémors est essentiel pour une meilleure compréhension de la physique des tremblements de terre et des processus de faille tels que la nucléation de séismes et leur dépendance vis-à-vis de l’état des contraintes. Des épisodes de trémors d’un autre coté, permettent d’illustrer de profonds glissements lents ayant des magnitudes équivalentes à 5 sur l’échelle de Richter le long de la faille de San Andréas, alors qu’aucune autre donnée n’a pour le moment permis de les mettre en valeur. Ceci démontre que l’occurrence de grands évènements sismiques peut être, à l’avenir, mieux comprise à l’aide de la modélisation de micro-séismes atypiques, mais ayant des temps de récurrence plus courts. Comprendre les caractéristiques de la sismicité dite inhabituelle de la Californie du Nord permet d’obtenir des aperçus sur les processus responsables des tremblements de terre, petits et grands, de cette région. Et cela peut aider dans le futur la communauté sismologique dans pour le développement de meilleurs modèles de tremblements de terre.