Étude de l'instabilité génétique dans le lymphome follliculaire

par Erika Launay

Thèse de doctorat en Biologie

Sous la direction de Christian Bastard.

Le président du jury était Xavier Troussard.

Le jury était composé de Martin Figeac, Dominique Leroux, Florence Nguyen Khac.


  • Résumé

    Le lymphome folliculaire (LF) est le plus fréquent des lymphomes B non hodgkiniens indolents. 11 est caractérisé par une dérégulation du gène BCL2, insuffisante à elle seule pour le développement du lymphome. L'acquisition d'anomalies génétiques additionnelles est indispensable à son émergence. Dans le but de mieux caractériser l'instabilité génétique dans le LF, nous avons choisi de travailler sur une cohorte prospective de patients atteints de LF au diagnostic ou en abstention thérapeutique, et de réaliser une étude pangénomique à partir de fractions purifiées B tumorales et non-B correspondant au microenvironnement. A l'aide de technologies haute résolution sur puces à ADN (CGH array et SNP array), nous avons identifié des régions récurrentes d'anomalies du nombre de copies de gènes et de disomie uniparentale. Une analyse associant les données de CGH array et de transcriptome a permis de mettre en évidence l'existence de régions dont les expressions des gènes étaient corrélées entre elles et dépendaient ou non des altérations du nombre de copies. La régulation des gènes situés dans les régions indépendantes doit donc être liée à des mécanismes épigénétiques, notamment aux miRNA comme le suggère notre analyse. Dans notre cohorte, les altérations de la région 1p36. 32 représentaient la plus fréquente des anomalies secondaires. La région minimale délétée délimitée comprenait pour seul gène candidat TNFRSF14, déjà identifié comme gène suppresseur de tumeur. L'étude ciblée de TNFRSF14 dans une cohorte étendue de LF a montré que ce gène était fréquemment altéré, suggérant qu'il s'agit d'un évènement précoce dans la pathogenèse de la maladie pouvant contribuer à sa progression.


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    Follicular lymphoma (FL) is, the most frequent low-grade B-cell non-Hodgkin's lymphoma. It is characterized by a deregulation of the BCL2 gene, insufficient per se for lymphoma development meaning that acquisition of additional genetic abnormalities is necessary for its emergence. To better characterize genetic instability in FL, we chose to work on a prospective cohort of FL at diagnosis or without prior treatment. We realized a genome-wide study on purified tumor cells and non-B compartment that characterized the microenvironment. Using high resolution technologies on DNA microarray (array-based CGH and SNP), we identified recurrent regions of DNA copy-number imbalances and uniparental disomy. An analysis combining array-CGH and gene expression data allowed us to reveal the existence of regions where gene expressions were correlated and depended or not on DNA copy number alterations. Gene regulation in the regions of correlation independent of copy number alterations should be associated with epigenetic mechanisms, particularly with miRNAs as suggested by our analysis. In our cohort, alterations of the Ip36. 32 region represented the most frequent secondary abnormality. The minimum deleted region, which was delineated, included for single candidate gene TNFRSF14, already identified as a tumor suppressor gene. The targeted study of TNFRSF14 in a larger cohort of FL showed that this gene was frequently altered, suggesting that this event occurs early in FL pathogenesis and might contribute to its progression.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1 vol. (163-[3] f.)
  • Annexes : Bibliogr.

Où se trouve cette thèse\u00a0?