La question des ministères dans les relations entre l'église d'Angleterre et les méthodistes [1791-1979]

par Jérôme Grosclaude

Thèse de doctorat en Langue, littérature et civilisation des pays anglophones

Sous la direction de Franck Lessay.

Le président du jury était Bernard Cottret.

Le jury était composé de Franck Lessay, Bernard Cottret, Rémy Bethmont, Marianne Carbonnier-Burkard.


  • Résumé

    Si l’on porte un regard d’ensemble sur les pratiques par lesquelles, dès leur naissance en 1738, les méthodistes se démarquaient de l’orthodoxie de leur « Eglise-mère », l’Eglise d’Angleterre, il est possible d’identifier une base commune, qui serait une conception différente des ministères. C’est en effet, sur cette question que se cristallisèrent les divergences entre les disciples de John Wesley d’une part, et l’Eglise d’Angleterre d’autre part. Le père du méthodisme considérait en effet que prêtres et évêques étaient du même ordre presbytéral et que, en conséquence, ils avaient les mêmes pouvoirs, et notamment celui d’ordonner. Les méthodistes se distinguaient également des anglicans par leur conception du ministère de la Parole, puisqu’ils estimaient que Dieu pouvait désigner des laïcs pour prêcher l’Evangile. C’est donc à la question des ministères que l’on peut,en fin de compte, rattacher toutes les divergences qui se firent jour entre méthodisme et anglicanisme. Ces divergences se prolongèrent après la mort de John Wesley en 1791. Tout au long du XIXe siècle, les deux Eglises s’éloignèrent de plus en plus l’une de l’autre en raison du désaccord qui existait quant à la validité du ministère méthodiste qui ne s’inscrivait pas dans la succession apostolique. Il fallut attendre les années 1950-1960 pour que l’idée d’une fusion du méthodisme britannique et de l’Eglise d’Angleterre au sein d’une même Eglise épiscopalienne germe au plus haut niveau, avant d’échouer définitivement en 1972 devant le refus de l’Assemblée de l’Eglise puis du Synode général de l’avaliser

  • Titre traduit

    The question of the ministries in the relations betweeen the church of England and the methodists (1791-1979)


  • Résumé

    If we cast a global look on the practices through which, from the beginning of the movement in 1738, the Methodists deviated from Church of England’s (their « mother-Church »’s) orthodoxy, we can identify a common factor: a different conception of the ministries. It is on this single question that John Wesley and his disciples fundamentally diverged from the Church of England’s principles, since the father of Methodism considered that priests and bishops formed essentially a single “presbyter” order and consequentially had the same powers, including that of ordination. The Methodists also had a different conception of the Ministry of the Word, since they considered that God could call lay people to preach the Gospel. All the differences that arose between Methodism and the Church of England can then be traced to the question of the ministries. These differences continued after the death of John Wesley in 1791. Throughout the XIXt! h century, the two denominations grew further apart because of their disagreement concerning apostolic succession. In the 1950s and 1960s, however, the reunion of British Methodism and the Church of England in a single Episcopalian confession was contemplated but finally abandoned in 1972 because of the refusal of the Church of England’s Church Assembly and then of its General Synod to approve this union

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