Quand le journalisme et la littérature échangent leur statut
Auteur / Autrice : | Sandra Regina Guimarães |
Direction : | Jacqueline Penjon, Maria Elizabeth Chaves de Mello |
Type : | Thèse de doctorat |
Discipline(s) : | Littérature brésilienne |
Date : | Soutenance le 14/03/2011 |
Etablissement(s) : | Paris 3 en cotutelle avec Universidade federal fluminense (Niteroi, Brésil) |
Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Europe latine et Amérique latine (Paris ; 1992-....) |
Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre de recherche sur les pays lusophones (Paris) |
Jury : | Président / Présidente : Cláudia Poncioni |
Examinateurs / Examinatrices : Jacqueline Penjon, Maria Elizabeth Chaves de Mello, Cláudia Poncioni, Bethania Mariani, Roberto Acízelo Quelha de Souza |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
Dans ce travail nous souhaitons démontrer que le Journalisme et la Littérature sont des activités qui se confondent, qui se complémentent et qui, souvent, échangent leur statut. Ceci parce que tous deux travaillent avec deux éléments inhérents à la parole écrite, le réel et le fictionnel. Tandis que la littérature assume librement la subjectivité et le caractère fictionnel propres au texte, le journalisme tend presque toujours à les nier. Nous tenterons donc de trouver les éléments fictionnels présents dans le texte journalistique et réels dans le littéraire, démontrant ainsi qu’à divers moments depuis l’apparition du journalisme au Brésil, des écrivains-journalistes ont utilisé l’espace réservé au fictionnel pour dire ce qui – pour des raisons politiques, historiques, etc. – ne pouvait l’être dans l’espace réservé au réel, en même temps qu’ils osaient, dans les journaux, orner la réalité de manière à la rendre plus séductrice et vendeuse, la rendant ainsi plus fictive. Le thème soulève des questions telles que : Littérature et Journalisme échangent-ils de place quand cela leur convient ? La suppression de certains faits et la censure rendent-elles ou non les articles journalistiques essentiellement subjectifs ? Jusqu’à quel point la littérature peut-elle traduire la réalité ? Quelle est la limite entre réalité et fiction dans les livres et dans les journaux ?