Le "mouvement de 77" : perceptions littéraires

par Juliette Hunin

Thèse de doctorat en Littérature française et comparée

Sous la direction de Philippe Daros.

Soutenue le 13-01-2011

à Paris 3 , dans le cadre de École doctorale Littérature française et comparée (Paris) , en partenariat avec Centre d'études et de recherches comparatistes (Paris) (laboratoire) .

Le président du jury était Denis Ferraris.

Le jury était composé de Philippe Daros, Denis Ferraris, Nicolas Bonnet, Isabelle Sommier.


  • Résumé

    Neuf ans après 1968, l’Italie connaît une nouvelle année d’agitation. Pendant quelques mois la péninsule est parcourue par un mouvement social, politique et culturel extrêmement vigoureux et offensif qui prendra le nom de « mouvement de 77 ». Cette contestation irrévérencieuse évoluera au fil des mois : les manifestations vont se tacher de sang et le « mouvement de 77 » se radicaliser. Mais il sera vite oublié, l’Italie se précipitant, le 16 mars 1978 avec l’enlèvement d’Aldo Moro, au cœur de ce que l’on nomme les « années de plomb ». De ce fait l’historiographie italienne mentionne rarement cette année de mobilisation, et seuls quelques romanciers ont été inspirés par le mouvement insurrectionnel de 1977. Nous dégagerons les raisons littéraires qui ont poussé les écrivains à s’emparer du « mouvement de 77 », afin de comprendre l’exploration paradoxale de cette année : d’un côté volontairement refoulée de l’histoire et de la littérature, de l’autre instrumentalisée afin d’illustrer les valeurs, les échecs ou les victoires de toute une génération. Comment les écrivains ont-ils évoqué ce mouvement ? Comment se sont-ils mesurés à ses enjeux, à ses dérives et à ce qu’il représente ? Quelles solutions narratives ont-ils exploré pour en rendre compte ? Comment leurs textes répondent-ils aux « mythes », ces conceptions dominantes et réductrices que la société italienne, traumatisée par cette période de son histoire, a produit envers cette jeunesse contestatrice ? Nous suivrons la diachronie des perceptions littéraires de cet événement, de 1979 à 2007, à travers les œuvres de Bruno Arpaia, Nanni Balestrini, Ferdinando Camon, Enrico Palandri, Paolo Pozzi et Luca Rastello.

  • Titre traduit

    The movement of 1977 : literary perceptions


  • Résumé

    Nine years after 1968, Italia is going again through one year of agitation. For a few months, the peninsula is crossed over by a social, political and cultural movement, extremely vigorous and offensive, that was named "movement of ’77". This irreverent contestation is going to change with the passing months : the demonstrations become bloody and the movement of ’77 turns to more radicalism. But it will be soon forgotten when Italia, on the 16th of March 1978, day of the kidnapping of Aldo Moro, will rush into the heart of what were called the "Years of Lead". Thus, the italian historiography rarely mentions this year of mobilisation, and only a few italian novelists were inspired by the insurrectionary movement of 1977. We will draw the literary reasons that led those novelists to take over the "movement of ’77", in order to understand the paradoxical exploration of that year which was on one side forgotten by the history of literature, and on the other side used to illustrate the values, the failures and the victory of a whole generation. How did the writers picture that movement? How did they confront its stakes, its drifts, and what it represents? What are the narrative solutions they have found to express it? How do their texts answer to the "myths", these dominating and reducing conceptions that the italian society, traumatised by this period of its history, have brought to the contestating youth? We will follow the diachrony of the literary perceptions of that event, from 1979 to 2007, through the works of Bruno Arpaia, Nanni Balestrini, Ferdinando Camon, Enrico Palandri, Paolo Pozzi and Luca Rastello.


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