The decline of consociationalism : the case of Lebanon

par Ziyād Māǧid

Thèse de doctorat en Science politique

Sous la direction de Ghassan Salamé.

Soutenue en 2011

à Paris, Institut d'études politiques .

  • Titre traduit

    Le déclin du consociativisme : le cas du Liban


  • Résumé

    Cette thèse analyse l'évolution du consociativisme au Liban à travers l’évolution des élites politiques des trois grandes communautés religieuses (les maronites, les sunnites et les chiites) entre 1943 et 2009. Le pays se caractérise politiquement par des divisions confessionnelles (verticales), un consensus national faible et une société troublée par un environnement géopolitique ayant une influence directe sur toute dynamique politique et sur la majorité des acteurs. Depuis 1969, et suite à la guerre civile que le Liban a connu entre 1975 et 1990 puis à l’ère syrienne (de 1990 à 2005) et la montée en puissance du Hezbollah, le système politique consociatif mis en place depuis 1926 n'est plus capable d'éviter et gérer les crises auxquelles il est confronté pour de nombreuses raisons internes et externes. Néanmoins, le consociativisme ne peut être facilement remplacé même s’il paralyse le système politique et ses actions. Compte tenu de l'institutionnalisation des divisions verticales sur la base de leur représentation exclusive des forces politiques, et étant donné l'attachement de la plupart des forces au principe de partage du pouvoir, il ne semble y avoir aucune solution de rechange dans le court terme. Cela en soi est un signe de la force du système et de sa faiblesse: il ne fonctionne pas correctement, mais il ne peut être surmonté. L'absence d'alternatives dans l'intervalle, n'élimine pas la nécessité de réformer les institutions politiques, ni la nécessité de discuter des questions qui pourraient atténuer les crises aiguës et améliorer les performances des institutions de l’Etat.


  • Résumé

    The consociational democracy system in Lebanon is no longer capable of avoiding and managing crises for many reasons that are internal and external. Among these reasons are the changes in the elites (especially of the Maronites, Sunnis and Shiites) and their characteristics, the important demographic development and the modification of the confessional ratios, the transformation of the “veto right” into a hampering factor in every critical aspect of the political life, and the excess in the armed Hezbollah’s power. To these factors are added the external pressures and the weakness of national consenses towards the region’s axes and conflicts. Nevertheless, given its success in freezing the political system and its shares, given the institutionalization of vertical divisions on the basis of their exclusive representation of political groupings, and given the attachment of most forces to the power-sharing principle, consociationalism cannot be overcome easily. This by itself is a sign of both its strength and weakness: It does not function properly, but it cannot be overcome. In fact, all confessional political forces, consider it a guarantee to block any attempt by one ruling alliance at imposing choices and decisions. They also fear that any discussion over radical reforms might open the way to reconsidering the confessional quota system and its freezed formulas, which will create tensions and confrontations between the concerned groups. The absence of alternatives in the meantime does not eliminate the need for reforming political institutions, nor the necessity of discussing issues which could attenuate acute crises and enhance the performance of the regime.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (346 p..)
  • Notes : Thèse confidentielle jusquau 31 décembre 2012
  • Annexes : Bibliogr. f. 339-346 (vol. 1), f. 35-42 (vol. 2)

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