La France face à la Chine populaire, 1949-1964 : dimensions économiques et financières
Auteur / Autrice : | Thierry Robin |
Direction : | Françoise Mengin, Maurice Vaïsse |
Type : | Thèse de doctorat |
Discipline(s) : | Histoire |
Date : | Soutenance en 2011 |
Etablissement(s) : | Paris, Institut d'études politiques |
Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale de Sciences Po (Paris ; 1995-....) |
Mots clés
Résumé
La thèse s’intéresse aux conditions dans lesquelles les pouvoirs publics et les acteurs économiques privés ou groupes de pression ont tenté de défendre et promouvoir les intérêts économiques et financiers français à l’égard de la Chine communiste. Elle s’inscrit dans une période, de 1949 à 1964, où la France n’a pas de relations diplomatiques avec la RPC, ayant fait le choix de continuer à reconnaître le gouvernement de Chiang Kai-shek. Elle évalue la place des considérations économiques et financières dans les choix de la politique étrangère, resitués dans le contexte de la Guerre froide. Elle étudie l’évolution des intérêts français en Chine et met en évidence les interactions entre la politique des pouvoirs publics et les stratégies et modes d’action des acteurs économiques (entreprises, banques. . . ). Les recherches menées mettent en lumière une politique française largement assujettie aux intérêts indochinois, à un système multilatéral de contrôle des échanges et, plus globalement, à la politique américaine. L’attitude du gouvernement français se caractérise par une grande continuité, marquée du sceau de l’opportunisme, et par la volonté de créer des relations économiques de fait avec les Chinois, dans la plus grande discrétion possible. La décision gaullienne de janvier 1964 d’entretenir des relations diplomatiques avec la RPC intervient dans une phase d’intensification des rapports économiques, techniques et commerciaux. Un épilogue évoque les suites immédiates de l’acte politique de 1964, montrant que les débuts prometteurs de la collaboration franco-chinoise se heurtent vite à la Révolution culturelle, entraînant pour la France son lot de désillusions.