Terra di scontri : alterazioni e rivendicazioni del diritto alla terra nelle Ande centrali

par Rodrigo Antonio Miguez Núñez

Thèse de doctorat en Études politiquesÉtudes Politiques

Sous la direction de Marie-Angèle Hermitte et de Ugo Mattei.

Soutenue en 2010

à Paris, EHESS en cotutelle avec l'Università degli studi di Torino .


  • Résumé

    Cette thèse utilise la méthode historique comparative pour montrer comment le développement d'un droit latino-américain traditionnel, d'un côté, et la prédominance historique du formalisme positif de la culture juridique, de l'autre créent des résistances aux diverses formules que la tradition juridique occidentale a historiquement exportées en matière de propriété foncière dans les Andes. On suivra le développement des différentes étapes qui forment les lignes de pénétration et de résistance aux idées occidentales: de la naissance du droit «féodale-coloniale » andin du XVl ème siècle, en passant par l'étude des habitudes des indigènes et du mouvement de la codification sociale européenne, jusqu'aux dernières importations « néo-libérales» de la seconde moitié du XXème siècle. La recherche se propose donc d'élaborer une approche critique de l'unité du système moderne de la propriété dans la zone, avec comme objectif premier de reconstruire l'identité du système foncier au sein de la tradition juridique traditionnelle.

  • Titre traduit

    Land of encounters : land tenure and the resurgence of the commons in the central Andes


  • Résumé

    The concepts and rules assciated to European systems of land law have historically spread throughout South America. This import did not arrive without creating difficulties, however: just like in Europe. The new ideas implemented by the civil code backlashed, as shown by forms of resistance and obstacles to the implementation of the models represented by the codes and by the "official" doctrine. In South American these reflect a complete Iack of understanding of the alternative forms of land tenure of the traditional societies, which are now the basis of the land claims or autochthonous peoples. This thesis analyses the high Andean region which is currently part of Peru and Bolivia. Based on a comparative historical approach the study advances a critical analysis of the legal transplant of possessive individualism in the region and the local resistances to the: importation of western legal doctrines. The advent of the occidental state involved the imposition of the possessive individualism and liberalism as central values of the new institutional Latin-American order. During the republican period such process, justified by the prestige or the European experience, was supported by the proliferation of a set of laws aimed at canceling any reference to the colonial system. In its economic profile, the new ideology gravitated around the establishment or individual freedom or disposition over the most evaluated asset according the economic and philosophical predicaments of European physiocracy: the land. For this reason the process of economic consolidation leaded to establishment of an increasing rural market based on individual titles to property, and to the eradication through an exhaustive legislative production, of any obstacle to the free alienability of the land.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (543 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 497-543. Notes bibliogr.

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  • Bibliothèque : École des hautes études en sciences sociales. Thèses.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TPE 2010-73
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