La « Révolution littéraire » : Etude de l'influence de la poésie française sur la modernisation des formes poétiques persanes au début du XXème siècle

par Amr Ahmed

Thèse de doctorat en Litterature generale et comparee

Sous la direction de Jean Bessière.

Soutenue le 02-12-2009

à Paris 3 , dans le cadre de École doctorale Littérature française et comparée (Paris) , en partenariat avec Centre d'études et de recherches comparatistes (Paris) (laboratoire) .

Le président du jury était Yann Richard.

Le jury était composé de Jean Bessière, Yann Richard, Florence Goyet, Fiona McIntosh-Varjabédian.


  • Résumé

    La révolution constitutionnaliste de 1906 marque l’entrée de l’Iran dans l’âge moderne. Sensible, au début du XXe siècle, dans tous les domaines de la vie publique, l’influence occidentale est notamment indissociable du processus de modernisation (tajaddod) des formes poétiques, qui prit l’allure d’une véritable « révolution littéraire » (enqelâb-e adabi). Les poètes, nombreux, qui y prirent part, s’inspiraient essentiellement de la poésie française. Les réformateurs « conservateurs » et « progressistes » qui s’opposèrent dans des débats passionnés touchant la nature de la modernité poétique se réclamèrent tous, à un moment de leur parcours, du romantisme de Victor Hugo. Poussant à son terme l’exigence d’individuation des formes poétiques, Nimâ Yušij se reconnut par la suite dans la poésie « objective » de Mallarmé et dans le vers libre de Verhaeren. En l’espace d’une vingtaine d’années, la poésie persane se libéra progressivement des règles strictes de la composition traditionnelle pour aboutir à un ensemble de pratiques diversifiées qui constituent la poésie moderne, še‘r-e now. En examinant le rôle de la traduction poétique et la contribution de poètes aussi divers que Bahâr, Yâsami, Raf‘at, Lâhuti et Nimâ à la « révolution littéraire », le présent travail se conçoit comme une étude de l’influence française sur la rénovation de la poésie persane. Il s’inscrit, ce faisant, dans la perspective d’une archéologie des formes poétiques modernes en Iran.

  • Titre traduit

    The “Literary Revolution” : A Study of the Influence of French Poetry on the Modernization of Persian Poetic Forms in the Early 20th Century


  • Résumé

    The Constitutional Revolution of 1906 dates the entry of Iran into the modern era. At the beginning of the 20th century, Western influence was patent in all the aspects of public life. Among other things, it was to play a crucial part in the modernization (tajaddod) of poetic forms. In Iran, this process took the appearance of a genuine “literary revolution” [enqelâb-e adabi]. Numerous poets joined in the movement, most of them inspired by French poetry. It was clear from their animated disputes that the “conservative” and “progressist” reformists disagreed on the very nature of poetic modernity. But they all related to Victor Hugo’s romanticism at some point in their career. Nimâ Yušij, who achieved the full individualization of poetic forms, would further acknowledge the influence of Mallarmé’s “objective” poetry and that of the free verse of Verhaeren. Within a couple of decades, Persian poetry freed itself from th! e strict rules of traditional verse composition and developed into a diversity of practices characteristic of modern poetry, še‘r-e now. The present study seeks to determine the influence of French literature on the renovation of Persian poetry by examining the function of poetic translations and the role of such poets as Bahâr, Yâsami, Raf‘at, Lâhuti and Nimâ in the “literary revolution”. In so doing, it aims.

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