La question de l'éducation chez Saint Augustin
| Auteur / Autrice : | Eric Simon Zue Obiang |
| Direction : | Jean-Louis Vieillard-Baron |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Philosophie |
| Date : | Soutenance en 2007 |
| Etablissement(s) : | Centre de recherches sur Hegel et l'idéalisme allemand (Poitiers ; 1997-2012) |
| Partenaire(s) de recherche : | Autre partenaire : Université de Poitiers. UFR de sciences humaines et arts (1975-....) |
Mots clés
Résumé
L'éducation est à l'âme ce que les aliments et le médecin sont au corps. Elle est un bien et un remède à la santé spirituelle et sociale. Chez Augustin, s'il y a lieu de distinguer deux catégories d'hommes, « la première qui vit selon l’homme, la seconde qui vit selon Dieu» c'est simplement pour marquer le paradoxe que l’homme, lui-même, se crée lorsque le désir, un bien par essence, devient cupidité par orgueil. Ce paradoxe est d'autant marqué lorsque Augustin affirme la nature bonne du diable « dans la mesure où elle est nature, n'est donc pas un mal, c'est sa méchanceté qui la rend mauvaise. » Et le fait que l'homme s'oppose à lui-même ne signifie pas que l'éducation s'oppose aussi à elle-même puisque, si l'homme « est mauvais, il n'est pas enseignant ; s'il est enseignant, il n'est pas mauvais », que « le mal n'est pas objet d'enseignement» et que « une discipline n'apprend que de bonnes choses »