Étude du prédicat Want et de ses emplois en anglais contemporain

par Olivier Polge

Thèse de doctorat en Linguistique anglaise

Sous la direction de Alain Deschamps.

Soutenue en 2007

à Paris 7 .


  • Résumé

    Malgré une apparente polysémie, il est possible de proposer pour le prédicat want une représentation unique susceptible de rendre compte de l'ensemble de ses emplois. Celle-ci est constituée d'un constat de manque et de l'appréciation favorable de l'élément manquant. Ces deux opérations se sont modifiées au cours du temps, souvent de manière solidaire. Elles se sont également prêtées à des pondérations qui ont fait passer le constat de manque en arrière-plan et fait évoluer want de l'expression d'un état situationnel de manque à celle d'un besoin, qui implique l'appréciation favorable d'une remédiation au manque. Want a même glissé vers l'expression d'un état subjectif à la première personne dans des contextes interénonciatifs. L'appréciation favorable d'une remédiation par l'énonciateur puis le réfèrent du premier argument de want est un cas de subjectivisation. Want conserve toutefois un statut particulier au sein des prédicats subjectifs car son sens dépend de facteurs énonciatifs d'une grande diversité, notamment l'origine du jugement de manque, énonciateur ou siège du manque, la personne à laquelle il est employé, le réfèrent animé ou inanimé du siège du réfèrent du premier argument de want, mais aussi de son deuxième argument. A l'occasion de cette évolution, want a développé un travail sur l'altérité qualitative, qui a entraîné l'apparition des constructions want to et want someone to. Un traitement de ces constructions est proposé dans le cadre de la Théorie des Opérations Enonciatives : le complément infinitif de want dans la construction want to est dépourvu de premier argument. Cette place vide d'argument est alors identifiée au premier argument de want par recours au contexte. L'emploi de l'infinitif implique une visée, dont les paramètres peuvent être modulés par les déterminations temporelles, aspectuelles et modales de want. L'emploi de want (to) avec les auxiliaires modaux remet en question l'hypothèse de l'auxiliarisation de want dans la contraction wanna.

  • Titre traduit

    A study of the verb want and its uses in present-day english


  • Résumé

    Despite its apparent polysemy, it is possible to account for all the uses of the verb want through one single representation consisting of two operations, namely the assessment of a case of lack and the positive valuation of the missing element. These two operations have gradually changed in the course of time, quite often in parallel. However, the assessment of the case of lack was finally backgrounded by the now preponderant positive valuation. In fact, want moved from expressing a situational case of lack to expressing a need, which implies the positive valuation of a remedy to the case of lack. Want even came to convey a private state in contexts involving a speaker and an addressee. The positive valuation of a remedy by the speaker and then the subject of want was a process of subjectification. Still, want retains a specific status within private verbs since its meaning depends on highly diverse enunciative factors, among others whether the case of lack is assessed by the speaker or the experiencer, the person in which it is used and whether the experiencer and the missing element are human or non-animate. Want thus came to work on qualitative otherness, which caused the want to and want someone to constructions to appear. These constructions are analysed within a speaker-centered approach: the infinitive complement in the want to construction is devoid of any subject. This empty slot is then identified to the subject of want with reference tothe context. The use of the infinitive implies an operation of prospective validation whose parameters can be modulated by the temporal, aspectual and modal determinations of want. The use of want (to) alongside modal auxiliaries also calls into question the hypothesis that want to and wanna are auxiliaries in the making.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 2 vol. (556 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 173 réf.

Où se trouve cette thèse\u00a0?

  • Bibliothèque : Université Paris Diderot - Paris 7. Service commun de la documentation. Bibliothèque Universitaire des Grands Moulins.
  • PEB soumis à condition
  • Cote : TL (2007) 068

Cette version existe également sous forme de microfiche :

  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne. Fonds général.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : MC 10402
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.