José Maria Guelbenzu : contours et détours de la subjectivité romanesque

par Myriam Roche

Thèse de doctorat en Études hispaniques et hispano-américaines

Sous la direction de Georges Tyras.

Soutenue en 2007

à l'Université Stendhal (Grenoble) .


  • Résumé

    José María Guelbenzu (Madrid, 1944) place résolument l'individu en tant que sujet pensant au cœur de son oeuvre romanesque. Dans des configurations thématiques récurrentes, ses personnages tourmentés cultivent leur goût de l'introspection et leur exigence de lucidité, menant ainsi une quête existentielle qui permet à l'auteur d'explorer certaines voies de la conscience de soi ou de l'identité : la dialectique corps/esprit ; la pratique de l'autodérision ou de l'ironie ; l'expérience du malheur ou de l'échec. La subjectivité est mise en valeur comme mode d'appréhension du monde, aussi bien dans le champ des relations interpersonnelles, où la sexualité et les relations affectives occupent une place essentielle, que dans celui du rapport à l'espace-temps immédiat ou à un contexte historique marqué par le franquisme. Il s'agit là d'une véritable conception de la littérature, qui implique au niveau de l'énonciation des choix narratifs importants : le récit impersonnel est parsemé de nombreuses traces de subjectivité ; la parole est souvent laissée à l'individu de fiction, via le dialogue et le discours intérieur. Les procédés énonciatifs complexes font naître une véritable ambiguïté, qui pose le problème du statut de l'instance narrative ou du personnage qui semble en assumer la fonction ; de cette façon, Guelbenzu utilise la fragilité des frontières de discours pour mieux laisser la subjectivité imprégner profondément son texte


  • Résumé

    José María Guelbenzu (Madrid, 1944) definitely places the individual as a thinking subject in the heart of his work. In recurrent thematic configurations, his tortured characters cultivate their taste for introspection and their demand of lucidity ; their existential quest enables the author to explore some ways to the selfconsciousness or identity : the body/mind dialectics ; the practice of selfderision and irony ; the experience of misfortune and failure. Subjectivity is emphasized as a way of apprehending the world, in the field of interpersonal relationship, where sexuality and affectivity have an essential place, as well as in the connection with the close environment or with an historical context stamped by franquism. It's a personal conception of the literature that implies important narrative and enunciative choices : the impersonal story is strewn with subjectivity ; the character often speaks through dialogue or interior discourse. The complex enunciative processes create ambiguity, which poses the problem of the status of the narrative instance or of the character carrying out this function ; thus, Guelbenzu uses the fragility of the frontiers of discourse to let subjectivity penetrate his text.

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  • Détails : 1 vol. (510 f.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 492-506

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  • Cote : 205143/2007/18

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